Gabon: la Coalition brave l’interdiction du ministère de l’Intérieur et se réunit à Rio

Jean Eyeghe Ndong au carrefour Rio © D.R

Malgré l’interdiction notifiée par le ministère de l’Intérieur aux organisateurs du meeting du carrefour Rio, dans le 2ème arrondissement de Libreville, plusieurs leaders de la Coalition pour la nouvelle République dont Jean Eyeghe Ndong, sénateur de ladite circonscription se sont regroupés à cet endroit, symbole de l’opposition gabonaise, pour exiger le respect de la Constitution. Profitant de l’occasion, le vénérable a invité ses concitoyens à une grande rencontre politique, ce samedi 24 novembre à son quartier général de Nkembo.

C’est accompagné de plusieurs leaders de la Coalition pour la nouvelle République que le sénateur du 2ème arrondissement de la commune de Libreville Jean Eyeghe Ndong a décidé de se rendre au carrefour Rio malgré l’interdiction reçue du ministère de l’intérieur. Un rassemblement qui avait pour objectif non seulement de revendiquer la vérité des urnes issue de l’élection présidentielle d’août 2016 mais aussi d’interpeller l’opinion sur l’absence depuis bientôt un mois d’Ali Bongo Ondimba.

Lire aussi >> Gabon: le ministère de l’Intérieur interdit le meeting de la Coalition 

Lors de cette rencontre qui a enregistré la présence de nombreux leaders de l’opposition et de la société civile, tel que Vincent Moulengui Boukossou, Nicolas Nguema du parti Pour le Changement (PLC), ou encore Adrien Paul Ivanga-Adyayeno de l’Union des patriotes gabonais loyalistes (UPG-L), l’ancien premier ministre a tenu à s’exprimer sur la situation qui prévaut actuellement. « Nous sommes ici parce que nous réclamons la vérité des urnes. Jean Ping a été élu le 27 août 2016 président de la République gabonaise. Madame Mborantsuo en a décidé autrement. C’est encore cette dame qui a décidé de réécrire la Constitution notamment l’article 13 », a-t-il martelé.

Abordant la question de l’absence depuis bientôt un mois d’Ali Bongo et les péripéties qui s’en sont suivies, Jean Eyeghe Ndong a indiqué que la loi  fondamentale était claire. « Notre constitution prévoit que lorsque le président est empêché pour quelque cause que ce soit, il est remplacé par le président du Sénat. Aujourd’hui c’est madame Lucie Milebou donc constitutionnellement, c’est elle qui doit remplacer Ali Bongo », a indiqué l’ancien premier ministre.

Par ailleurs, il a justifié cette sortie par la nécessité d’interpeller le gouvernement sur l’opacité qui règne autour du fonctionnement actuel de l’Etat. « Nous réclamons la vérité, Ali Bongo qu’on l’ai élu ou pas est celui qui est la tête de l’Etat. Mais il est absent du Gabon depuis un mois. Normalement l’Etat gabonais devait nous communiquer son bulletin de santé régulièrement. Ce n’est pas à un porte parole de la présidence de venir répéter ce qu’il a appris avant », a martelé le vénérable sénateur.

Laissez votre commentaire