Gabon: des chefs d’établissements accélèrent le racket en période de rentrée des classes

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Alors que le 25 septembre dernier, le ministre en charge de l’Éducation nationale, Francis Nkea Ndzigue communiquait au sujet de la gratuité des frais d’écolage dans les différents établissements publics que compte le pays, certains chefs d’établissement refusent d’obtempérer et s’adonnent à la surtaxe qu’ils imputent aux parents d’élèves. A Libreville comme à l’intérieur du pays ces derniers n’hésitent pas à s’indigner face à ce comportement véreux.

La circulaire du 25 septembre dernier signée par Francis Nkea Ndzigue, avait deux principales dispositions : une relative à la gratuité des frais d’écolage dans les écoles pré-primaires, secondaires générales et techniques, une autre informait des  différents montants que chaque élève inscrit doit débloquer pour le bon fonctionnement des « Mutuelles et activités socio-éducatives » de son établissement.

Malheureusement, ces dispositions bien que connues du grand public ne sont pas appliquées telles quelles. Ce qui alarme les parents et leurs progénitures qui dénoncent par ce comportement un système de raquette. En effet, alors que les frais de mutuelles sont fixés à  3 000 Fcfa pour le pré-primaire, 5 000 Fcfa pour le primaire et 10 000 Fcfa pour les établissements secondaires des enseignements général et technique. Certains chefs d’établissements secondaires imposent de débourser 13 000 Fcfa au lieu des 10 000 Fcfa prévus, pire encore les étrangers doivent payer 5 000 Fcfa dans les écoles du pré-primaire, 7 000 Fcfa au primaire,  20 000 Fcfa et 30 000 FCFA au secondaires général et technique.

Les parents victimes de cette machination interpellent le gouvernement sur la volonté manifeste des chefs d’établissement de bafouer cette circulaire et ils demandent par la même occasion que le rétablissement de la situation. « On ne nous délivre pas les reçus, mais plutôt les billets d’entrée qui n’indiquent pas le montant que nous avons versé », a dénoncé Jeanine  Bithegué, mère de 3 enfants scolarisés dans une école primaire de Libreville.

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