Gabon: «C’est avec une énergie décuplée que je poursuis ma mission», la réponse d’Ali Bongo à l’Appel à Agir

Ali Bongo Ondimba lors de sa descente de l'avion, de retour du Maroc © Présidence de la République

Mis sous pression par un mouvement lancé le 28 février dernier par des citoyens gabonais composés d’élus nationaux, d’élus locaux et de membres de la société civile, Ali Bongo a regagné Libreville ce samedi 23 mars 2019 où il était attendu par de nombreux militants et sympathisants du Parti démocratique gabonais (PDG). Le lendemain de son arrivée, le président gabonais n’a pas manqué d’annoncer un nouveau tournant pour son septennat qu’il amorce dit-il avec « une énergie décuplée ».

Alors qu’il n’avait plus publié de tweet sur son compte depuis le mercredi 24 octobre 2018 à 16 heures 54 minutes, Ali Bongo Ondimba l’a à nouveau fait ce dimanche 24 mars 2019 à 18 heures 30 minutes, soit 5 mois jours pour jour. « Je tiens à nouveau à remercier les dizaines de milliers de Gabonais(es) venus m’accueillir hier à l’occasion de mon retour », a-t-il écrit pour remercier les Gabonais qui se sont déplacés à l’aéroport de Libreville pour lui souhaiter la bienvenue.

« C’est avec une volonté et une énergie décuplées que je poursuis ma mission au service de notre pays. Une nouvelle étape du septennat s’ouvre », a-t-il poursuivi. Un tweet qui peut-être perçu comme une réponse à la fronde qu’il essuie depuis bientôt un mois de la part des signataires de l’Appel à Agir qui avaient mis les autorités en garde : « D’ici le 31 mars, si rien n’est entrepris pour mettre fin à cette imposture, à Libreville comme dans les  provinces de notre pays, nous devons agir, individuellement, pacifiquement et pour exiger que soit mis fin à l’imposture en cours ».

Un appel qui a entraîné une levée de boucliers de la part des soutiens d’Ali Bongo notamment le Parti démocratique gabonais (PDG) qui a ourdi «infiltration», «espionnage» et achat de conscience, en riposte à l’Appel à Agir des Dix qui estiment que « Lorsqu’une autorité se drape des oripeaux d’une autre ou exerce les charges dévolues à une autre, cela porte un nom : imposture ».

Ces derniers, comme de milliers de Gabonais n’ont d’ailleurs pas été convaincus du « rétablissement total de la santé » d’Ali Bongo Ondimba annoncé par le Gouvernement après des images de son  « retour définitif »  diffusées par la communication présidentielle. Toute chose qui est loin d’amenuiser la volonté de cette plateforme citoyenne de parvenir à la déclaration de la vacance de pouvoir présidentiel.

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