Gabon: ces dérapages budgétaires substantiels dont parle le FMI

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En marge de la cure d’austérité annoncée par le gouvernement lors du dernier Conseil des ministres, on apprenait dans le même temps que la mission du Fonds monétaire international (FMI) présente à Libreville du 13 au 25 juin dernier avait pointé du doigt sur un certain nombre de «dérapages budgétaires substantiels».

Alors que l’annonce de la cure d’austérité a du mal à passer auprès des fonctionnaires et de certains hommes politiques, une analyse de l’économiste Mays Mouissi sur les salaires des gouvernants a mis à nu ce qui peut être qualifié de «dérives budgétaires».

En effet, s’intéressant aux rémunérations et autres budgets dédiés par l’Etat aux différents ministres, sénateurs et députés, l’analyse nous montre clairement l’indécence des revenus de ces dirigeants et ex-dirigeants. Les anciens premiers ministres par exemple, toucheraient la bagatelle de 70 millions de Fcfa annuel, soit près de 6 millions mensuel. C’est ainsi le cas pour Paulin Aubame Nguema, Casimir Oye Mba, Jean François Ntoutoume Emane, Jean Eyeghe Ndong, Paul Biyoghe Mba etc.).

Ils coûteraient à l’Etat pas moins de 420 millions de Fcfa annuel. Si on y regarde de plus près le cas de Paul Biyoghe Mba est d’autant plus troublant, ce dernier aujourd’hui président du conseil d’administration de la Société nationales immobilière (SNI), bénéficiait donc à la fois des revenus d’ancien premier ministre et de ministre d’Etat évalué à 78 millions de Fcfa annuel le tout pendant au moins 7 ans. Il aurait donc perçu la modique somme de 1,036 milliard de Fcfa au cours de la période susmentionnée. Quel «dérapages budgétaires» !

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