vendredi,27 novembre 2020
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Gabon: ces Altogovéens jetés et placardisés après avoir servi le régime 

C’est un mythe qui tient lieu de ce que plusieurs ressortissants du Haut-Ogooué sont les plus nantis et bénéficient des privilèges tout comme des postes les plus importants au Gabon. Le régime serait généreux à outrance avec les fils de cette partie du Gabon. Si sous le règne du père Omar Bongo, cette réalité était effective, elle est relative sous celui de son fils Ali Bongo Ondimba très peu enclin aux convenances d’antan de son paternel.  

Il fut un temps où le fantasme, la solidarité et les privilèges des Altogovéens majoritairement Téké en raison de l’appartenance ethnique de l’ancien président de la République Feu Omar Bongo Ondimba, faisaient pâlir de jalousie les autres ethnies du Gabon. Comme le souligne l’hebdomadaire La Loupe dans sa parution du Lundi 02 novembre 2020, n° 308, ce favoritisme donnait même l’impression « qu’aucun Téké ne chôme dans la province présidentielle. Certains indexent même une nébuleuse composée des extrémistes Téké ». 

Seulement, depuis l’accession au pouvoir d’Ali Bongo Ondimba en 2009 un constat revient avec persistance. Le fils n’a pas les réflexes et les assuétudes du père, « sa légion étrangère a cassé les codes de solidarité d’autrefois » indique encore l’hebdomadaire. 

Une autre lecture fait état de l’ambition malsaine et démesurée de certains anciens cadres du régime qui par leur quête effrénée du pouvoir on fait le choix de l’individualisme carriériste à la solidarité altégovéenne  en voulant écraser les anciens barrons. Le cas le plus manifeste est celui d’Ali Akbar Onanga aujourd’hui pestiféré du régime qui avait fait croire « aux Téké que, lui, le fils d’Akiéni, était leur rempart contre « l’envahisseur » Maixent Accrombessi et l’hégémonie de Jean-Pierre Oyiba, un Obamba de Franceville » souligne La Loupe

Des agissements qui ont précipité la perte d’influence dans les hautes sphères de l’Etat d’une province du Haut-Ogooué qui apparaît plus que jamais divisée. Les anciens cadres du G2 « présentés à l’opinion, à tort ou à raison, comme les jouisseurs de ce régime » sont désormais « assis à la maison » nonobstant leur statut de Téké.  

Tour d’horizon non-exhaustif de ces cadres devenus du jour au lendemain des pestiférés du régime jetés par Ali Bongo après l’avoir servi avec zèle, exubérance et pétulance. « Fidèle Ntissi (ancien TPG qui passe son temps dans son village à ramasser les chenilles), Ruffin Ndouongo (autrefois DG de la Société de patrimoine du service public, de l’énergie électrique, de l’Eau potable et de l’assainissement ), Thierry Ayouma D’Othakeme (DG des Transports terrestres, DGA du CIRMF et major de sa promotion à l’ENA), Martin Boguikouma (ancien directeur de cabinet du président de la République, gouverneur de l’Ogooué-Maritime), Juste Valère Okologo (DG de la SNI, ancien DG du Budget) », conclut l’hebdomadaire. 

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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