Gabon: des cadres du CLR, de l’ACR et de l’UN adhèrent à SDG

Les cadres CLR, ACR et l’UN démissionaires © GMT

C’est à travers une déclaration devant la presse nationale faite ce jeudi 28 mars que des cadres ressortissants du 1er siège du département de l’Ogooué et Lacs dans la province du Moyen-Ogooué ont annoncé leurs départs respectifs de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR), de l’Union nationale (UN) et du Centre des libéraux réformateurs (CLR). Et pour cause, ces partis n’existeraient plus que de nom sur la scène politique. Dans la foulée, ils ont officialisé leur arrivée  aux Sociaux démocrates gabonais (SDG).



Les Sociaux démocrates gabonais, nouvellement créé, ont le vent en poupe depuis qu’ils représentent statistiquement la deuxième puissance politique du pays. Preuve de cette montée vertigineuse, la vague d’adhésions  intervenue ce jeudi 28 mars 2019 de 8 cadres de partis politiques de la majorité et de l’opposition. Il s’agit entre autres de Madoungou Edgard, Koumba Patrick, Sandhou Aubin, Malekou Marc Roland, Koumba Arlette, Lembe Pascal, Bouagha Paula Vannelle et de Nyangui Lucrécia, tous fils et filles de la province du Moyen-Ogooué.

Pour les démissionnaires, leurs départs sont dus à l’inobservation des chartes ainsi qu’au manque de dynamisme de leurs anciennes formations politiques.  « Avant les élections couplées d’octobre 2018 nous avions déjà pour la majorité décidé de quitter ces partis. Nous pointons du doigt le manque de respect de la part de nos leaders, la violation des textes statutaires par ces partis dits organisés, l’absence criante de dynamisme de ces partis dans notre localité », a précisé Edgard Madoungou, conseiller départemental.

Par contre,  le fait de quitter leurs structures politiques n’indique pas qu’ils ne font plus de la politique. En effet, ces anciens militants de l’ACR, l’UN et du CLR ont indiqué rejoindre les rangs des Sociaux démocrates gabonais (SDG). Nul doute que ces arrivées apporteront davantage d’énergie à ce parti qui n’a cessé de gagner en importance depuis son arrivée sur la scène politique. A contrario les partis pointés du doigt devraient revoir leur style de management afin de garder allumée la flamme des premières amours de la part de leurs militants.

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