Gabon: Cacophonie autour du supposé transfert d’Ali Bongo

Que se passet-il exactement concernant l’état de santé du Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba? C’est la question qu’on pourrait se poser au vu des informations distillées depuis quelques heures par des médias internationaux qui font état d’un éventuel transfert du président du Gabon soit vers le Maroc ou vers Londres,  la capitale de l’Angleterre et du Royaume-Uni. Une incertitude sur la destination du célèbre patient du King Faisal Hospital de Riyad qui laisse penser à une énième manipulation ourdie dans les hautes sphères du pouvoir.

C’est en milieu de matinée, dans un article exclusif, que l’hebdomadaire panafricain La Lettre du Continent a lancé le premier coup de semonce, indiquant que le président de la République gabonaise se préparerait à quitter le King Faisal Hospital de Riyad pour suivre une convalescence dans sa résidence au Maroc. Information vite reprise par de nombreux proches de la Présidence de la République et qui venait conforter l’idée d’un rétablissement d’Ali Bongo Ondimba après près d’un mois d’hospitalisation.  

Cependant un autre journal, très introduit lui aussi au sein du Palais du Bord de mer, Jeune Afrique, indique que cette convalescence se fera en Angleterre à Londres. « Le chef de l’État gabonais va, selon nos informations, « beaucoup mieux », raison pour laquelle il a été autorisé à voyager. Conscient et ayant recouvré l’usage de la parole, il a décidé de suivre l’avis de la Première dame, Sylvia Bongo Ondimba, qui plaidait depuis plusieurs jours pour un transfert à Londres, où elle dispose d’une résidence dans le quartier de Mayfair », révèlent nos confrères.

Outre l’incertitude qui règne autour du transfert ou non du Chef de l’Etat, cette cacophonie laisse apparaître des manoeuvres pour le moins curieuses autour de ce dernier. En effet, si on s’en tient aux informations relayées par ces médias mis à contribution, le patient serait au centre d’une guéguerre entre son épouse Sylvia Bongo Ondimba et le souverain du Maroc, Mohamed VI. D’où la nécessité de se demander pourquoi cette ingérence du royaume chérifien dans la santé du président de la République gabonaise.

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