Gabon : Brice Laccruche Alihanga, le «messager intime» à Sans famille 

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Le ministre chargé du Suivi de la Stratégie des Investissements humains et des Objectifs de développement durable Brice Laccruche Alihanga lors de sa prestation de serment © D.R.

Interpellé le mardi 3 décembre dernier, dans le cadre de l’opération anticorruption Scorpion qui traque, depuis le 12 novembre 2019 les auteurs présumés de malversations financières, Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur de cabinet du président de la République vient d’être placé sous mandat de dépôt et écroué à la Prison centrale de Libreville. L’ex membre du gouvernement retrouve dans l’univers carcérale gabonais, d’autres Bla-Boys incarcérés avant lui pour les mêmes chefs d’accusation. 


Malversations financières, détournement de fonds publics, blanchiment de capitaux en bande organisée, de concussion, de faux et usage de faux c’est en sommes les faits retenus contre l’ancien tout puissant  homme fort du Gabon. Présenté devant le juge des libertés et de la détention pour être entendu sur ces faits, la chute vertigineuse de l’ex Directeur de cabinet civil et politique d’Ali Bongo vient de se confirmer par son incarcération à la prison centrale de Libreville. 

Plusieurs signes avant coureurs avaient annoncé cette épilogue, de son éviction du poste de DCPR, à son passage sommaire au gouvernement en qualité de ministre du Suivi de la stratégie des investissements humains et des Objectifs de développement durable, de sa révocation de celui-ci en moins d’un mois, en passant par le lancement de l’opération anti-corruption dirigée essentiellement contre les proches collaborateurs de Brice Laccruche Alihanga tous membres de l’Association de jeunes émergents volontaires (AJEV), tout indiquait que le guide, finirait lui aussi par tomber. 

Au delà de cette incarcération qui fait poindre l’idée d’une volonté affichée de lutter contre la corruption, il est impérieusement nécessaire pour l’opinion  de se soustraire de toute émotion et d’analyser cette affaire avec lucidité, raison et objectivité. De constater par elle même, la nature de cette opération, l’exclusivité et le caractère similaire, des personnes vers qui elle est dirigée. De ne pas oublier la surmédiatisation et par dessus tout l’hideuse justice spectacle à laquelle s’est livré la parquet de Libreville soutenu dans cette manoeuvre par les plus hautes autorités de l’Etat. 

Brice Laccruche Alihanga et ses BLA-Boys ne sont pas les « seuls voleurs de la République ». Alors si volonté de faire le ménage il y’a, que le ménage se fasse jusqu’au bout et de façon impartiale en commençant par exhumer l’opération « Mamba » afin de traquer les personnalités concernées par ce dossier y compris l’ancien très controversé Directeur de cabinet Maixent Accrombessi Nkani sur qui pèserait des suspicions de détournements intervenus lors du premier mandat d’Ali Bongo Ondimba.   

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