Gabon: Black-Out sur l’état de santé d’Ali Bongo

Ali Bongo Ondimba © D.R

Depuis plusieurs heures, l’état de santé du Chef de l’Etat Ali Bongo est au centre des débats sur les réseaux sociaux mais aussi dans l’opinion nationale. Une situation qui suscite toutes sortes d’interprétations et qui pourrait encore s’amplifier dans les jours à venir au regard de la sortie du Conseiller spécial chargé de la communication présidentielle, Porte-parole de la présidence de la République qui aurait volontairement esquivé ce sujet pour le moins préoccupant pour les populations.

Tout serait parti du tweet de la rédactrice du très sérieux journal américain The Washington Post Siobhán A’Fraidy qui dans un premier temps évoque « des rumeurs selon lesquelles Ali Bongo Ondimba est décédé ce matin (jeudi 25 octobre 2018) » indiquant que selon deux diplomates en poste aux Etats Unis ces rumeurs n’étaient pas vraies.  

Près de 5 heures plus tard, la journaliste révélera que « l’ambassadeur gabonais à Washington m’a juste dit que le président est tombé malade mais n’est pas mort à Riyadh. Il m’a dit que ce n’était qu’un cas d’épuisement », peut-on lire sur son compte Twitter.

Joint par notre équipe, Siobhán A’Fraidy, regrette l’ampleur prise par les événements,  « les réactions disproportionnées que j’ai reçues, sous entendent que ce que j’ai dit était une nouvelle dramatique »  avant de préciser « j’ai dit, qu’un diplomate m’a confirmé que les rumeurs sur la mort du président étaient fausses, je suis donc surprise de voir tant de gens m’écrire pour me demander des informations supplémentaires ». 

Par ailleurs, alors que l’opinion s’attendait à une prise de parole qui tendrait à infirmer ou confirmer ces rumeurs qui ne cessent de se propager, le porte parole de la Présidence s’est simplement limité, lors de sa rencontre avec la presse nationale et internationale, sur la tenue du second tour des élections législatives.

Dans un soucis de transparence et dans l’optique de rassurer les populations sur l’état de santé du chef de l’Etat il serait judicieux que l’exécutif communique le plus rapidement possible.  

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