mardi,20 octobre 2020
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Gabon : BLA placé au «trou» à Sans famille

Détenu à la prison centrale de Libreville depuis le 13 décembre 2019 pour des faits de détournements de fonds publics, blanchiment de capitaux en bande organisée, concussion, faux et usage de faux, les droits de l’ancien directeur de cabinet du président de la République Brice Laccruche Alihanga seraient-ils violés? C’est du moins ce que dénoncent ses avocats dans un communiqué rendu public ce mercredi 1er janvier 2020.  

Dans ce communiqué dont Gabon Media Time a pu obtenir copie, les conseils de l’ancien ministre du Suivi de la stratégie des investissements humains et des Objectifs de développement durable ont dénoncé non seulement « la théâtralisation humiliante et infamante de son arrivée à la prison centrale de Libreville la nuit du 13 au 14 décembre 2019 », mais surtout sa mise en cellule d’isolement. Une situation pour le moins incompréhensible alors que d’ordinaire l’isolement est réservé aux sanctions disciplinaires en milieu carcéral à la prison de Libreville. 

Pour les avocats de Brice Laccruche Alihanga, cette mesure est sans équivoque assimilée à de « la torture » car ce dernier serait  « entassé avec deux autres détenus dans une cellule de moins de 9m2 aux murs sales et couverts de moisissure, sans eau, et avec un trou en guise de toilettes, ne garantissant aucune intimité ». Un environnement insalubre qui empêcherait les détenus de dormir mais aussi les exposerait à toutes sortes de maladies et infections

« Au-delà de la surpopulation qui n’est plus adaptée à la structure, il y a une volonté délibérée d’humilier et de torturer Monsieur Alihanga. Sinon, comment expliquer que, dans un milieu carcéral où existe un quartier affecté aux fonctionnaires, y soit admis tout le monde sauf celui qui a occupé la haute fonction de Directeur de Cabinet du Président de la République? », martèlent les avocats du président de l’Association des jeunes émergents volontaires (Ajev). 

Ainsi, face à cette situation intolérable qui a d’ailleurs été portée au ministre de la Justice Erlyne Antonella Ndembet, les avocats de Brice Laccruche Alihanga ont tenu à prendre l’opinion nationale et internationale à témoin sur les conséquences incalculables que ces conditions de détention auront assurément sur l’ancien DCPR d’autant plus que depuis quelques jours, « il présente une affection dermatologique visible à l’oeil nu et souffre d’une otite dont il a du mal à être soulagé ».

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