Gabon/ Bilie-By-Nze: «le rappel des troupes de RCA n’a rien à avoir avec les accusations de viol»

Alain Claude Bilie-By-Nze, Porte-parole du Gouvernement © D.R/GMT

Déployées en République centrafricaine depuis 1997 dans le cadre de la mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca), les troupes gabonaises devraient rentrer au pays dans quelque temps. Cette décision qui a été entérinée lors du Conseil des ministres du 8 mars dernier, n’est pas, selon le porte-parole du gouvernement, motivée par les allégations  d’abus sexuels en RCA commis par des soldats gabonais.

L’annonce du retrait des troupes gabonaises de la République Centrafricaine est intervenue quelques jours seulement après la visite du Président de ce pays, Faustin-Archange Touadéra, le lundi 5 mars 2018. Cette décision paraît quelque peu surprenante, même si la mission onusienne a dit respecter le choix du gouvernement gabonais. Selon certaines sources, cette décision serait consécutive au scandal d’abus sexuel commis par des militaires gabonais à Bangui.

Entre 2014 et 2015, des soldats gabonais avaient été cités dans des cas d’allégations d’abus sexuels en RCA. Le gouvernement avait annoncé l’ouverture d’enquêtes après l’identification d’une quinzaine de soldats soupçonnés d’avoir commis ces agressions sexuelles. Du côté du gouvernement, le retrait de ces troupes n’a rien à avoir avec ce scandal, mais serait simplement motivé par le retour progressif de la paix et de la stabilité observées dans ce pays frère.

«La décision de retirer les troupes gabonaises de Centrafrique n’a aucun lien avec des accusations d’agressions sexuelles présumées qui ont visé certains éléments. Les enquêtes menées n’ont à ce jour apporté aucune preuve venant confirmer les allégations», a relevé le Porte-parole du gouvernement, Alain Claude Bilie-By-Nze.

Pour rappel, depuis 1997, l’armée gabonaise est déployée en République centrafricaine dans le cadre de la Mission interafricaine de surveillance des accords de Bangui (MISAB). Ensuite, lors de la crise politique et militaire qui a secoué le pays, elles maintiennent leur présence avec pour mission de contribuer au retour à la paix. Elles ont intégré la Minusca dès sa mise sur pied en 2014; devenant l’une des premières armées à s’y engager.

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