Gabon: la BEAC décline sa responsabilité dans «le blocage des transferts d’argent»

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Les difficultés liées aux transferts d’argent que rencontrent les populations, suscitent un grand nombre d’interrogations. Ainsi, en marge des réunions du Comité monétaire et financier du Gabon et du Conseil national du crédit le 22 février dernier, Mahamat Abbas Tolli a indiqué que la BEAC « n’est pas responsable du blocage des transferts d’argent».



C’est à la faveur des réunions du Comité monétaire et financier du Gabon et du Conseil national du crédit le 22 février dernier, que Mahamat Abbas Tolli gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) et président de la Commission bancaire d’Afrique centrale (Cobac), a tenu à réagir sur la situation des transferts d’argent. Ainsi, ce dernier a explicitement décliné la « responsabilité » de son institution dans ce « blocage ».

En effet, dans un entretien accordé au quotidien l’Union, Abbas Mahamat Tolli a indiqué « ce n’est pas le rôle de la Cobac de réaliser des transferts d’argent. Tous les transferts, que cela soit des particuliers ou des Western Union ou MoneyGram ou entre structures financières, se passent à travers les banques primaires ». Avant d’ajouter, « c’est aux banques commerciales de justifier ces transferts et avoir des liquidités extérieures pour assurer ces transferts ».

Pour le gouverneur de la BEAC, il appartient aux opérateurs économiques de justifier la provenance de leurs fonds, sans que cela n’affecte le bon déroulement de leurs activités. Si ces derniers pointent du doigt l’institution financière, celle ci souligne donc le fait que la Cemac soit « engagée dans la lutte contre le blanchiment d’argent ».

Si les différentes parties prenantes se rejettent mutuellement la faute, les nombreux clients de ces opérateurs demeurent pour le moment dans une impasse. Entre plafonnement de leurs envois, et difficultés en tous genres, c’est tout un système qui est remis en cause au grand dam des populations.

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