vendredi,26 novembre 2021
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Gabon: aux arrêts pour vente illégale de médicaments

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Les agents de la Direction des affaires criminelles (DAC) viennent de mettre la main sur deux trafiquants de produits pharmaceutiques utilisés pour les avortements clandestins. Selon notre confrère de L’Union, dans sa parution n°13 314 de ce jeudi 07 mai 2020, les deux indélicats âgés de 42 ans chacun et répondant respectivement aux noms d’Emmanuel Obiang Messi et Patrick Mebiame Engone, ont été cueillis le mardi 28 avril 2020 non loin de la pharmacie Mintsa à Nkembo dans le 2ème arrondissement de Libreville. 

La chasse aux faussaires n’a jamais été aussi fructueuse pour la Direction des affaires criminelles (DAC) qu’en cette période de crise sanitaire liée au Covid-19. En effet, plusieurs acteurs de la contrebande ont tour à tour été interpellés en train de tenter de vendre des produits prohibés voire des fausses solutions contre le Covid-19. Aidée par la Direction du médicament et de la pharmacie (DMP), les agents de la police judiciaire ont, une nouvelle fois, mis hors d’état de nuire deux trafiquants de produits pharmaceutiques. 

Selon le récit de notre confrère de L’Union, les deux suspects de nationalité gabonaise répondent aux noms d’Emmanuel Obiang Messi et Patrick Mebiame Engone. Âgés de 42 ans chacun, ces deux compatriotes vendaient des médicaments sans autorisation des autorités compétentes notamment pour ceux présentant des risques pour les consommateurs. C’est au cours d’une opération minutieusement menée par les agents qu’ils ont été interpellés le mardi 28 avril dernier au niveau de la pharmacie Mintsa à Nkembo. 

Lors de leur interrogatoire, les mis en cause ne tarderont pas à passer aux aveux. « Les policiers nous ont arrêtés alors que nous nous apprêtions à vendre des anti-inflammatoires, des compléments alimentaires, des aphrodisiaques et des plaquettes de cytotec », ont-ils déclaré. Si les aphrodisiaques ne sont pas expressément prohibés, le Cytotec lui est strictement interdit à la vente sans ordonnance en raison de leur rôle dans les interruptions volontaires de grossesses (IVG). 

S’ils sont inculpés pour trafic des produits pharmaceutiques, Emmanuel Obiang Messi et Patrick Mebiame Engone risqueraient gros. En effet, l’article 588 du Code pénal nouveau dispose que « Quiconque, sans autorisation préalable des administrations compétentes, détient, offre, cède, vend, acquiert, achète des produits pharmaceutiques, emploie lesdits produits ou en fait un usage non justifié par une prescription médicale, est puni d’un emprisonnement de sept ans au plus et d’une amende d’une valeur égale au quintuple de la valeur de la saisie ».

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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