samedi,4 décembre 2021
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Gabon : aux arrêts pour contrefaçon de gels hydroalcooliques

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Alors que le pays est traversé par une grave crise sanitaire liée à la propagation du Covid-19, certains compatriotes auraient décidé de saisir cette occasion pour se faire de l’argent au péril de la santé de milliers de personnes. La preuve avec ce trentnaire,  le dénommé Émile François Gaston Sonie Issembet qui a été pris en flagrant délit de vente illégale de gels hydroalcooliques. Selon le récit du quotidien L’Union de ce mercredi 08 avril 2020, le laborantin clandestin aurait mis sur pied un gel qu’il fabriquait lui-même et écoulait sur le marché.  

Émile François Gaston Sonie Issembet risque gros s’il est reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés. En effet, selon le récit de L’Union, ce Gabonais se serait improvisé laborantin afin de se remplir les poches pendant cette période de crise sanitaire liée au Covid-19. A l’aide d’alcool, de glycérine, d’eau potable et de gel brut, il aurait créé du gel hydroalcoolique qu’il transvasait dans des flacons de pharmacie avec des étiquettes aussi contrefaits que le contenu. 

La supercherie du laborantin a été mise à nu par la direction du médicament et de la pharmacie (DMP) à qui des victimes du laborantin clandestin auraient refilé sa marchandise. Laquelle leur aurait causé des hématomes sur les mains et le visage. Après l’ouverture d’une enquête, le faussaire aurait été cueilli alors qu’il s’apprêtait à aller livrer un de ses clients. Interrogé sieur Sonie Issembet  aurait avoué son forfait. De son modus operandi à ses motivations. Si la procédure suit normalement son cours, il devrait être déféré cette semaine devant le parquet de la République. 

Le mis en cause risque une peine exemplaire tel que prévu par l’article 588 du Code pénal nouveau qui dispose que « Quiconque, sans autorisation préalable des administrations compétentes, détient, offre, cède, vend, acquiert, achète des produits pharmaceutiques, emploie lesdits produits ou en fait un usage non justifié par une prescription médicale, est puni d’un emprisonnement de sept ans au plus et d’une amende d’une valeur égale au quintuple de la valeur de la saisie », énonce-t-il. De quoi servir d’exemple pour les autres potentiels chimistes

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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