mercredi,8 décembre 2021
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Gabon : Attendue sur les violences à la Prison de Libreville Antonella Ndembet en visite trompe l’oeil

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L’opinion est toujours choquée par l’existence au sein de la prison centrale de Libreville des pratiques d’agression sexuelle et de tortures révélées par les avocats de Christian Patrichi Tanasa tout comme ceux de Justin Ndoundangoye. Interpellée par tout le corps social et appelée à s’expliquer, Erlyne Antonella Ndembet épouse Damas après une sortie peu convaincante par la voix du procureur de la République André Patrick Roponat dans laquelle elle déniait sans grande conviction les faits allégués, s’est depuis murée dans un silence, qu’elle vient de percer par sa flânerie le vendredi 14 février dernier à la prison centrale pour parler de réinsertion sociale des détenus.   

Depuis la sortie de maitre Anges Kevin Nzigou, avocat de Christian Patrichi Tanasa ancien Administrateur directeur général de Gabon Oil compagny suivie de celles de maître Cédric Manguisset et de son confrère français calvin Job, tous deux avocats de l’honorable Justin Ndoundangoye, dénonçant des actes de torture et d’agression sexuelle  perpétrés à la prison centrale sur leurs clients, la ministre de la justice Erlyne Antonella Ndembet épopuse Damas ne s’est que très peu exprimée comme si elle n’avait cure des faits d’une particulière gravité allégués par les conseils des ces anciens hauts commis de l’Etat. 

Poussée dans ses derniers retranchements par cette pression constante et concomitante de la presse, de l’opinion appuyée par la société civile, contrainte et dépourvue d’issue, Erlyne Antonella Ndembet a envoyé à l’abattoir le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Libreville André Patrick Roponat, pondre en son nom, une déclaration maladroite, une tantinet menaçante dans laquelle, elle s’immole des prétendues certitudes rapidement balayées par une contre offensive des avocats de la défense. 

Dans son unique intervention sur le sujet, intervention qu’elle a par ailleurs délégué, la ministre Erlyne Antonella Ndembe disait « fermement mettre en garde toutes personnes y compris les avocats des personnes incarcérées quant aux dérives qui seraient observées et à la diffusion d’informations dites mensongères ». Une sortie qui a irrité au plus haut point, le barreau du Gabon provoquant par là même, une levée de boucliers de l’ordre des avocats par le truchement du bâtonnier maître Lubin Ntoutoume. Lequel en même temps qu’il s’est dit «particulièrement choqué par de tels propos» a tenue à  préciser pour la gouverne de la ministre de la Justice « que l’Avocat ne saurait en aucun cas être inquiété et encore moins menacé dans l’exercice de ses fonctions ; Aucune menace, ni aucune pression ne seront suffisantes pour le censurer ou le neutraliser ». 

Cette sortie du bâtonnier de l’ordre des avocats du Gabon, consacrant les carences et l’insuffisance de l’intervention infestée de platitude du ministère de la Justice, greffée aux réactions des avocats de la défense et au recadrage élégant du barreau, font poindre et crédibilisent l’idée selon laquelle Erlyne Antonella Ndembet se serait lamentablement fourvoyée devant le miroir déformant de ses fausses certitudes en affirmant l’inexistence au sein de la prison des agressions sexuelles quand la partie adverse soutient mordicus le contraire. 

Alors qu’un tel affront aurait en toute logique poussé le parquet et le ministère de la Justice à une réaction preuve à l’appui, en soutien de leurs prétentions pour délier le vrai du faux et pour mettre à terme, les avocats maître Anges Kevin Nzigou, maître Cédric Manguisset et de son confrère maître français calvin Job dos au mur face à leurs propres turpitudes, Erlyne Antonella Ndembet a opté pour la fuite en avant, s’avouant vaincue et confortant les doutes de l’opinion sur la partialité du ministère dont elle a la charge sur les pratiques abjectes désormais monnaie courante dans la geôles de la prison centrale.  

« Qui ne dit mot consent » dit un adage populaire pour soutenir qu’une personne qui ne se manifeste pas, qui reste silencieuse face à une réaction ou à une parole,  donne implicitement force et crédit à ce qui a été allégués contre elle, sur un sujet la concernant. Par son silence impuissant et coupable sur l’affaire d’agression sexuelle et de torture à la prison centrale, Erlyne Antonella Ndembet tente d’exister et de faire diversion en allant parader et se pavaner à « Sans famille » pour alimenter une actualité fade alors qu’elle est toujours attendue sur ces actes qui violent insidieusement les Droits de l’Homme et du Citoyen (DDHC) menacés dans notre pays.   

Une posture qui invite ainsi la ministre de la Justice, Erlyne Antonella Ndembet à répondre aux questions qu’elle a évité et jusque -là non élucidées du président du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG) Georges Mpaga. « Comment Mme la ministre de la Justice, chargée des Droits de l’Homme permet-elle de telles atrocités ? Qui a donné l’ordre ? ET quels sont les auteurs ? » 

Erlyne Antonella Ndembet à vous la parole !

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