Gabon: Assélé dénonce une prise en otage de son neveu Ali Bongo

Jean Boniface Assélé, président du CLR © D.R

La question de l’état de santé du Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba continue d’être au centre des débats au sein de la classe politique gabonaise. La dernière réaction et non des moindres, enregistrée ce jeudi 17 janvier 2018, est celle du président du Centre des libéraux réformateurs (CLR) Jean Boniface Assélé, lors de l’émission « Assélé discute avec vous »,  diffusée sur la radio Génération nouvelle au cours de laquelle l’intervenant s’est insurgé contre la mise à l’écart de la famille du président lors du son retour furtif de ce dernier au Gabon pour la prestation de serment du nouveau gouvernement.



Sur les ondes de la radio Génération nouvelle, le leader de ce parti politique de la majorité par ailleurs oncle du chef de l’Etat s’est montré très critique vis à vis de plusieurs personnalités qui selon lui sont à la manoeuvre dans la balkanisation d’Ali Bongo Ondimba. Ainsi, il a clairement pointé du doigt Sylvia Bongo Ondimba, son fils Noureddine Bongo Ondimba, Brice Laccruche Alihanga et Maixent Accrombessi d’être au centre d’une « machination ».

Durant cet échange, il a fait remarquer que depuis la survenance de l’accident vasculaire cérébral (AVC) du chef de l’Etat en octobre 2018 à Riyad en Arabie Saoudite, « la tradition sur le plan familial» n’a pas été respectée, car non informé du développement de cette affaire. Pis, il affirme qu’il aurait été empêché d’exercer son pouvoir à la tête de la famille. «Je n’ai pas vu mon fils », regrette Jean Boniface Assélé qui espérait discuter avec Ali Bongo lors de son court séjour au Gabon, le 15 janvier.

« En ma qualité de chef de famille, j’affirme que Madame Sylvia Bongo, Monsieur le directeur de cabinet, Monsieur Noureddine fils d’Ali, Monsieur Accrombessi l’éternel et leur groupe n’auront pas de compte à rendre qu’à Monsieur Assélé mais aussi au peuple gabonais tout entier », a-t-il prévenu.

Dans la foulée, il n’a pas manqué d’être critique envers ce qu’il considère comme les nouveaux régents du pouvoir, relevant même que la nomination du premier ministre Julien Nkoghe Bekale n’était pas le choix express  d’Ali Bongo.

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