Gabon: après la tentative de coup d’Etat, l’UN s’interroge sur la non-prise de parole d’Ali Bongo

Zacharie Myboto, président de l'Union Nationale © GMT

Le lundi 7 Janvier dernier, le Gabon été marqué par une tentative de Coup d’Etat organisée par le jeune lieutenant de garde républicaine Kelly Ondo Obiang. Lors de ce putsch manqué, les assaillants ont pris d’assaut la radio nationale gabonaise pour appeler à un soulèvement de la population. Au lendemain de cet événement qui a secoué l’opinion, l’Union nationale (UN), a pris la parole pour s’interroger sur le mutisme d’Ali Bongo Ondimba Chef suprême de l’armée gabonaise.



Au lendemain de cet événement plusieurs réactions ont été enregistrées à la fois sur le plan national, qu’au delà des frontières. Toute chose qui a été reconnue par la formation politique de Zacharie Myboto. « L’Union Nationale relève que plusieurs Chefs d’État étrangers, plusieurs États, l’Union Africaine et même les Nations Unies ont publié des communiqués de circonstance pour relever le sérieux des événements qui se sont produits au Gabon ».

Par ailleurs, il demeure des zones d’ombre sur cette affaire au sein de l’UN qui, au regard de la gravité des faits n’a pas manqué de s’interroger au sujet de la non prise de parole du chef de l’Etat ou son retour au Gabon comme l’exige l’urgence moment.« Pourquoi ne s’est-il jusque-là pas exprimé sur la question ? Pourquoi ne regagne-t-il pas le pays en urgence pour remettre de l’ordre dans la troupe, lui le chef suprême des armées ? », s’interrogent les instances de ce Parti.

Au regard de cette attitude observée par Ali Bongo Ondimba, ses adversaires politiques estiment que cela est symptomatique d’une probable incapacité du numéro un gabonais a pouvoir rediriger son pays comme il l’a fait avant d’être victime d’une attaque vasculaire cérébrale (AVC) de 24 octobre 2018, en Arabie Saoudite. « Le silence assourdissant de Monsieur Ali Bongo, à un moment aussi grave, légitime les doutes au sujet de sa capacité à assumer les lourdes charges de sa fonction »,a indiqué l’Union nationale.

Enfin, l’UN, suite à ce silence du numéro un gabonais, n’a pas écarté l’hypothèse du déploiement d’une délégation de médecins vers le Maroc où  le chef de l’Etat poursuit sa convalescence pour s’enquérir de son état de santé afin de le juger apte ou pas à siéger au sommet de l’Etat.  

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