Gabon: après la tentative de coup d’Etat, la CNR voit une «violente lutte de clans au sein du régime»

Jean Ping © D.R

C’est à la faveur d’un point de presse animé ce jeudi 10 janvier que la Coalition pour la nouvelle République a tenu à réagir  à la tentative de coup d’Etat menée par le Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS) conduit par le lieutenant Kelly Ondo Obiang. A cet effet, ce rassemblement dont le leader est l’ancien candidat à l’élection présidentielle Jean Ping s’est interrogé sur les motivations réelles de cet événement qui a créé la psychose au sein des populations le lundi 7 janvier dernier.



C’est par la voix de son porte-parole Clay Martial Obame que la Coalition a souhaité s’exprimer sur les événements de ce début de semaine, qui a vu des agents des forces de défense investir le siège de Radio Gabon et appelé pour l’occasion à un soulèvement populaire. Pour ce rassemblement politique ces événements sanglants ne sont que le résultat de « la violence des luttes de clans au sein du régime, pour la conservation du pouvoir ».

Lire aussi >> Gabon: coups de feu et message de prise de pouvoir par des militaires 

Face à  cette situation qui menace la paix et la stabilité du pays mais aussi au sein de la sous-région, la Coalition a tenu à rappeler les positions qu’elle défend derrière l’ancien président de la Commission de l’Union africaine notamment que « le peuple gabonais a élu Jean Ping le 27 août 2016, avec plus de 65% des suffrages », quAli Bongo demeure un « usurpateur »; que l’ancien candidat au scrutin présidentiel a attiré, à maintes reprises l’attention de la communauté internationale, sur les risques d’instabilité et d’effondrement des institutions, tant que la souveraineté du peuple gabonais n’aura pas été reconnue.

Lire aussi >> Guy Bertrand Mapangou: «ça a tout l’air d’un groupe de plaisantins» 

Ainsi, la Coalition pour la nouvelle République a indiqué que la communauté internationale ne peut continuer à ignorer la crise gabonaise. « Elle ne saurait davantage se donner pour priorité d’arbitrer entre les factions qui luttent pour se maintenir au pouvoir, couvrant ainsi les manipulations successives des institutions », a martelé Clay Martial Obame.

« C’est dans cet esprit que la CNR considère comme nulle et non avenue, l’entrée en fonction de l’Assemblée nationale dans le contexte de toutes ces violations du droit et ce qui s’en suivra », a t-elle indiqué.

Laissez votre commentaire