jeudi,15 avril 2021
AccueilA La UneGabon: «Appel à Agir» dénonce l'arrestation «arbitraire» de Nicolas Nguema

Gabon: «Appel à Agir» dénonce l’arrestation «arbitraire» de Nicolas Nguema

C’est au cours d’une conférence de presse animée ce mardi 15 décembre que le Collectif Appel à Agir a tenu à se prononcer sur l’arrestation d’un des leurs par la Direction générale de la contre-ingérence et de la sécurité militaire, désignée communément B2. Une arrestation jugée arbitraire par ceux qu’on appelle les dix et motivée en outre par des raisons strictement politiques. 

Le Collectif Appel à agir, auquel appartient Nicolas Nguema, candidat malheureux au premier arrondissement de la commune de Libreville aux législatives d’octobre 2018, en garde à vue depuis le vendredi 4 décembre 2020 dans les geôles du B2, n’a pas tardé à réagir face à cette détention que vit celui avec qui ils partent les mêmes idéaux politiques. 

Pour les membres de ce collectif, l’arrestation « dans la rue, tel un dangereux criminel, par des agents du B2 » de Nicolas Nguema, qui a ensuite été « conduit dans leurs locaux pour être interrogé sur sa participation à la vente d’une barge, propriété du Groupement Santullo Sericom, puis placé en garde à vue » porte en son sein, tous les apparats d’une arrestation puis d’une garde à vue arbitraires car la raison du détournement d’un bien appartenant au Groupe Santullo Sericom évoquée par  le B2 ne saurait prospérer. 

Pour cause, les membres de ce collectif de compatriotes qui s’interrogent sur l’identité de celui qui dirige le Gabon soulignent clairement et aisément que Nicolas Nguema, le mis en cause, mandataire du groupe Santullo avait « constaté le détournement d’une partie des engins appartenant au Groupement Santullo Sericom par celui qui en avait la garde, à savoir l’entreprise Centre’Affaires  sous la supervision de son Directeur adjoint, Monsieur Olivier Vesmar », ont-ils souligné. Par conséquent, ayant reçu mandat de madame Santullo, « rien, au regard de la loi gabonaise, ne justifiait ni l’arrestation ni la garde à vue de Nicolas Nguema », ont-ils martelé. 

Des interrogations auxquelles le Collectif Appel à Agir par le biais de cette conférence a vite fait d’apporter des réponses. Pour Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, Marc Ona Essangui et cie, Nicolas est aujourd’hui en garde à vue parce qu’il «réclame depuis plus de 21 mois que les Institutions de notre pays constatent que Monsieur Ali BONGO, victime d’un Accident vasculaire cérébral (AVC) le 24 octobre 2018, n’est plus en capacité d’exercer la fonction de président de la République et qu’elles déclarent la Vacance », ont-ils conclu.

Laissez votre commentaire

Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
Bestheinfusion