samedi,8 août 2020
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Gabon: Anicet Mboumbou Miyakou en pompier de circonstance du gouvernement ?

Edgard Anicet Mboumbou Miyakou, encore tout puissant ministre de l’Intérieur et de la Justice il y a quelques mois, a vu son pouvoir s’étioler considérablement au sein de l’équipe gouvernementale depuis le dernier remaniement. Désormais ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, un ministère dans lequel il faut être rompu aux méthodes de communication, le natif de Ndindi patauge, subit et est érigé en punching ball du mécontentement de l’opinion par ses collègues. 

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Les Gabonais commencent à s’y habituer. Cette scène, la même,  est attendue à chaque fois que sous la pression de l’opinion, le gouvernement se résout à communiquer ou, c’est selon, à menacer. Cette scène, c’est celle de l’actuel ministre de la Communication, porte-parole gouvernement, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou, devant les caméras de la communication présidentielle et gouvernementale, face aux Gabonais, les traits tirés, le visage marqué, envoyé pour faire le sale boulot en lieu et place de ses collègues souvent à l’origine de mesures controversées. 

Le dernier exemple en date, la lecture des décisions gouvernementales qui fâchent dont celle à travers laquelle, le lundi 20 janvier dernier alors que le pays est bousculé par des alertes d’enlèvements d’enfants,  Anicet Mboumbou Miyakou a été envoyé devant ses concitoyens pour déclarer, sur de lui, que « que le Gabon ne connaît aucune vague d’enlèvements d’enfants ». Alors que le ministère de la Justice aurait dû demander aux procureurs de la République près les tribunaux de première instance des villes concernées par lesdites rumeurs ou alertes de se prononcer. 

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La même scène s’est reproduite 3 jours plus tard, le mercredi 22 janvier 2020, alors que  Madeleine Berre, la ministre du Travail par ailleurs chargée du Dialogue social et le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale se sont empressés de brandir un accord conclu avec certaines confédérations syndicales (Cosyga et CGSL) sur la réforme très contestée du Code du travail. A ce moment, les collègues d’Edgard Anicet Mboumbou Miyakou n’ont pas jugé utile qu’il communique au nom du gouvernement, ce dernier ne sera rappelé que pour intimer l’ordre aux autres syndicats qui ont été écartés lors de la conclusion de ce qui s’est finalement révélé comme un accord de façade. Encore une fois, pendant que Madeleine Berre et le Chef du gouvernement ont tenté de tirer la couverture de leur côté, ils ont envoyé « l’enfant d’autrui » au casse-pipe pour appeler à la reprise du travail alors que la zizanie avait gagné les syndicats. Une méthode qui aura eut pour effet de le livrer à la vindicte populaire. 

 

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Qu’à cela ne tienne,  les faits sont là depuis l’attaque des pirates, la vague d’enlèvements, les menaces de grèves en contestation du Code du travail, le membre du gouvernement le plus exposé est Edgard Anicet Mboumbou Miyakou, même Julien Nkoghe Bekale qui cristallisait la colère et le  rejet des populations connaît un semblant de répit. Le gouvernement s’emploie-t-il à ringardiser l’ancien ministre de la Justice et de l’Intérieur devant l’opinion pour justifier une éventuelle sortie de ses rangs ? Rigobert Ikambouayat Ndeka en sait quelque chose. 

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Mouss Gmt
Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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