Gabon : André Patrick Roponat également attendu sur les suites de l’affaire Alexis Ndouna

Gabon Gabonmediatime André Patrick Roponat
Le procureur de Libreville André Patrick Roponat et Alexis Ndouna © D.R.

Nommé récemment à l’issue du Conseil supérieur de la magistrature présidé par le Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba le vendredi 29 novembre 2019, André Patrick Roponat successeur d’Olivier N’Zahou, s’est saisi d’emblée des différents dossiers brûlants dont celui des malversations financières. Seulement le nouveau procureur auprès du  tribunal de première instance de LIbreville, semble avoir omis qu’il a hérité, en sus de celui précité, du dossier tout aussi épineux relatif à l’affaire Alexis Ndouna. Un dossier sur lequel, l’opinion attend des avancées et des conclusions. 


L’affaire a suscité un tollé et une indignation nationale et internationale qui a poussé le parquet, à sortir du mutisme dans lequel il s’était vautré alors que le scandale avait été mis sur la place publique. Cette affaire c’est celle dite d’«Alexis Ndouna» du nom du « criminel sexuel », qui aux dires du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG) présidée par Georges Mpaga, est une personnalité politique et un homme d’affaires au coeur d’un scandal sexuel l’impliquant dans le viol supposé d’une mineure de 14 ans. Récidiviste selon plusieurs observateurs, le présumé violeur, malgré l’annonce d’un mandat d’arrêt international lancé à son encontre,  jouit toujours de sa liberté en toute impunité. 

En effet, la dernière sortie du parquet sur le dossier, par le truchement du procureur de la République près le tribunal de première instance de LIbreville Olivier N’Zahou, faisait état d’un mandat d’arrêt international lancé par Interpol. Ce Mercredi 23 octobre 2019, l’ex procureur de la République annonçait que toutes les dispositions avaient été prises afin qu’Alexis Ndouna soit mis hors d’état de nuire. « Ainsi quel que soit le lieu où il se trouverait, les services d’Interpol sont saisis afin de nous ramener le nommé Alexis Ndouna, afin qu’il réponde de ses actes car force doit rester toujours à la loi » martelait à l’époque Olivier N’Zahou. 

Depuis cette sortie du parquet, c’est le silence radio sur l’affaire Alexis Ndouna, aucune suite une communication n’a été apporté à l’opinion sur l’avancée de l’enquête. Tout se passe comme si, cette information sur le mandat d’arrêt lancé par interpol était venu clore l’enquête. D’aucuns dans la conscience sociale, estiment que l’évocation de ce mandat d’arrêt international n’était qu’une entourloupe pour détourner l’attention des Gabonais sur l’affaire. D’autres par contre pensent que le présumé violeur n’a jamais quitté le   Gabon et profite  de la liberté en narguant les lois de la République. 

« La gravité des crimes commis par le  prédateur sexuel Alexis Ndouna (plusieurs viols  sur mineurs durant de nombreuses années avec la transmission d’éventuelles pathologies incurables) aurait objectivement entraîné son  incarcération », tout comme « en d’autres lieux et au nom de la morale, cela aurait conduit le Procureur de la République et le Juge d’instruction à déposer leurs démissions » avait lancé Georges Mpaga président du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG). 

Le nouveau procureur de la République près du tribunal le première instance de LIbreville, André Patrick Roponat, aura donc pour mission entre autres, d’exhumer ce dossier et d’édifier les Gabonais sur la poursuite de celui-ci pour ne pas comme l’a souligné Georges Mpaga, s’exposer aux affres de l’opinion et prises de positions tranchantes de plusieurs organisations qui vont sans pitié, le livrer à la vindicte populaire.   

Laissez votre commentaire