Gabon: les ambitions du secteur pétrolier plombées par la santé d’Ali Bongo

Ali Bongo Ondimba © Le Monde Afrique

Il est indéniable que l’état de santé du Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba outre l’aspect politique qui commence à susciter des vagues dans le pays pourrait avoir une incidence sur le plan économique. Alors que le gouvernement, qui a lancé récemment un appel d’offres relatif à 23 blocs en eaux profondes et 11 blocs en eaux peu profondes, ambitionne mettre en application le nouveau code pétrolier, mais l’absence du président devrait contrecarrer ses plans.

En effet, alors que l’élaboration de ce nouveau texte a pour objectif d’attirer les explorateurs et faciliter les conditions de travail dans le pays, sa promulgation qui doit être actée par le président de la République devra attendre car confrontée à deux obstacles majeurs notamment parlementaires et compte tenu du vide du pouvoir présidentiel.

Selon le magazine mensuel qui fournit une analyse macroéconomique et géopolitique du secteur énergétique The Petroleum Economist « l’industrie pétrolière gabonaise a peu de chances de se passer de l’intervention du président Bongo. Son absence depuis la maladie du 24 octobre à Riyad soulève des questions quant à la rapidité avec laquelle le code des hydrocarbures peut être appliqué ». Une situation qui pourrait contrarier les perspectives du ministre des Hydrocarbures Pascal Houangni Ambouroue qui a déclaré au Cap que le code des hydrocarbures serait prêt d’ici la fin de l’année  2018.

L’économie gabonaise qui est depuis des décennies dépendante du secteur verrait lui échapper une belle occasion de booster l’investissement dans ce domaine. La mise en oeuvre du nouveau code pétrolier constitue une opportunité pour l’octroie de licences plus attractives mais aussi la relance de la production.

Ce texte prévoit entre autres la réduction de l’impôt des sociétés énergétiques de 35%, un taux minimum de redevance de 7% pour le pétrole offshore conventionnel et de 4 % pour le gaz. En ce qui concerne les eaux profondes et ultra-profondes, des taux de redevance de 5% pour le pétrole et de 2% pour le gaz.

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