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Une vue du front de mer de Libreville © D.R.

C’était l’une des principales mesures attendues par la Confédération patronale gabonaise (CPG) au sortir de la phase de concertation avec la cellule interministérielle de veille économique, et elle a été annoncée par le président de la République ce vendredi. Dans un contexte de crise qui devrait contraindre de nombreuses entreprises à favoriser le chômage technique par manque d’activités, Ali Bongo a donc décidé de la mise en place d’une allocation de chômage technique couvrant entre 50 et 70% du salaire brut mensuel hors primes. 

Face aux Gabonais ce vendredi 3 mars pour une troisième et très attendue adresse à la Nation face à la crise sanitaire liée au Covid-19 qui secoue son pays, Ali Bongo Ondimba a multiplié les annonces aussi bien sur le plan social qu’économique. Ainsi, dans l’optique de « préserver le pouvoir d’achat des travailleurs » notamment, le numéro un gabonais a décidé de sortir les grands moyens. 

En effet, alors que la baisse des investissements imposée par le contexte actuelle, couplée aux nombreuses restrictions imposées par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19, devrait conduire de nombreuses entreprises à une baisse sans précédent de leurs activités, le chef de l’Etat a annoncé la mise en place d’une « allocation chômage technique » pour aider à la fois les travailleurs et les employeurs.

Cet effort financier louable en ces temps de vaches maigres, s’articule principalement autour d’une garantie pour les travailleurs, d’une rémunération mensuelle comprise entre 50 et 70% hors primes. Supérieure aux 30% proposés par la CPG dans ses mesures visant à simplifier le dispositif de congés techniques, cette mesure annoncée par le chef de l’Etat devrait désormais être appliquée par le gouvernement. 

Celui-ci, qui devrait bientôt avoir les coudées franches du fait de la mise en place d’un moratoire voire de l’annulation du paiement de sa dette par les bailleurs de fonds, aura donc l’obligation d’appliquer cette mesure. Pour ce qui est du patronat, il devrait logiquement être en mesure de maintenir son niveau d’activités, puisqu’une enveloppe de 225 milliards lui a été alloué dans le même temps, tout en garantissant les salaires de ses employés.

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