mercredi,2 décembre 2020
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Gabon: «Ali Bongo n’est plus en capacité de diriger», selon un député Français

C’est la déclaration tout aussi inattendue que fracassante de Bruno Fuchs, député Modem et apparenté faite ce mercredi 8 juillet 2020 à l’occasion des débats de la première sortie à l’Assemblée nationale du nouveau Gouvernement Jean Castex. Sans langue de bois, dénonçant la gestion oscillant entre violation des textes internationaux, oppression et posture antidémocratique, l’élu de la 6e circonscription du Haut-Rhin s’arrêtant sur le Gabon, a déclaré que le chef de l’État actuel, « Ali Bongo Ondimba n’était plus en capacité de diriger le pays depuis plusieurs mois ». Une question abondamment évoquée depuis octobre 2018, période de l’accident vasculaire cérébral du numéro 1 gabonais

La question de la santé du Président de la République et par ricochet de sa capacité ou non à diriger le Gabon depuis son accident vasculaire cérébral survenu le 28 octobre 2018 à Ryad, alors qu’il vient d’être mis sous l’éteignoire par la décision de la Cour de cassation qui a débouté le collectif « Appel à Agir », a été exhumée immédiatement ce mercredi 8 juillet 2020 dans l’hexagone par un élu français du modem, à l’occasion des débats sur les relations franco-françaises au palais Bourbon à Paris. 

Bruno Fuchs député du Haut-Rhin dans le Grand-Est de la France, a en quelques mots dépeint à son sens, la situation politique du Gabon non sans évoquer quelques réalités notamment celle concernant l’opposant, candidat malheureux à l’élection présidentielle d’août 2026 Jean Ping. « Au Gabon le sort réservé au principal leader d’opposition Jean Ping assigné à résidence, doit nous alerter. Dans le même temps, le chef de l’Etat n’est plus en capacité de présider son pays depuis 18 mois en raison de son état de santé », a-t-il déclaré devant plusieurs de ses collègues élus du peuple français. 

Poursuivant en évoquant une situation plus globale, cet élu proche du Mouvement démocrate français du centre créé par François Bayrou à la suite de l’élection présidentielle de 2007, a dénoncé la violation par plusieurs pays africains dont le Gabon, des accords de Cotonou notamment de son article 9 qui permet à l’Union européenne de suspendre l’accord en cas de non-respect des droits de l’Homme par l’une des parties. « Le Gabon et la Guinée, mais aussi le Cameroun, le Bénin, la Guinée-Bissau et d’autres ont tous adhéré à la charte de la francophonie et tous signé les accords de Cotonou et notamment son article 9. Ils sont loin aujourd’hui d’honorer leur signature », a-t-il ajouté. 

Une déclaration au terme de laquelle, il a invité Jean Yves Le Drian à expliquer aux locataires du Palais Bourbon comment la diplomatie française penset-elle, eu égard à toutes ces pesanteurs, dessiner les nouveaux chemins dans ses relations avec l’Afrique. Réponse du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, « Dans les pays en difficultés que vous avez évoqués, notre posture est de soutenir la démocratie et le droit. La démocratie dans les états fragiles (…) et dans les états en crise du sahel où des exactions que nous n’acceptons pas sont commises et nous le disons tout le temps aux dirigeants africains concernés ». 

Au Gabon, Franck Nguema ministre des Sports chargé de la Vie associative, fervent soutien du président Ali Bongo Ondimba n’a pas tardé à réagir à cette actualité en dénonçant une tentative visant à déstabiliser le président de la République, Chef de l’Etat. « le Député apparenté MoDem, M. Bruno Fuchs, communicant très actif en Afrique, a déclaré sur le Gabon : « le chef de l’Etat n’est plus en capacité de présider son pays depuis 18 mois en raison de son état de santé » . Un « Jugement de valeur » pour  « déstabiliser la clef de voûte » des Institutions gabonaises qui fonctionnent et sont stables », s’est-il insurgé sur sa page facebook. 

Une actualité qui devrait sans aucun doute, susciter de nombreuses réactions et commentaires dans l’opinion mais surtout conforter dans sa vision, le collectif « Appel à Agir » qui bien que récusé par la Cour de Cassation, s’est engagé depuis un peu plus d’un an dans une bataille judiciaire visant à faire constater la capacité ou non du président Ali Bongo Ondimba à diriger le Gabon. 

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Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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