Gabon: «Ali Bongo n’est plus en capacité d’assumer la fonction de président de la République», selon Appel à agir

Les signataires de l’«Appel à Agir» © GMT

Réagissant quelques heures seulement après le retour du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, les 10 personnalités de l’opposition et de la société civile signataires de l’Appel à agir ont malgré les images diffusées ici et là, réitéré leur demande de constatation de la vacance du pouvoir. Pour les membres de cette plateforme, la question de la capacité du président de la République à assurer ses charges au sommet de l’Etat demeure.



C’est par le biais d’un communiqué que l’Appel à agir a exprimé sa position après l’arrivée le samedi 23 mars dernier du président Ali Bongo Ondimba. Pour ces élus nationaux, locaux et membres de la société civile, leur démarche tendait non pas à « demandé une preuve de vie », mais plutôt la constatation de la vacance du pouvoir. Une position qui vient donc répondre à l’initiative des tenants du pouvoir, qui pensaient mettre un terme au débat avec l’arrivée « triomphale » du chef de l’Etat qui n’aura convaincu que moyennement certains Gabonais.

Selon les signataires de cet appel citoyen « Ali Bongo n’est plus en capacité d’assumer les charges inhérentes à la fonction de président de la République ». Ils ont relevé que les images d’un Ali Bongo Ondimba « affaibli » devant le parvi de l’aéroport Léon Mba de Libreville n’a fait que « renforcer leur conviction » sur la nécessité de déclencher la vacance du pouvoir. « Chacun a pu constater qu’il ne s’est pas exprimé. Or, après une si longue absence, sa prise de parole est fortement attendue. Le peuple gabonais est en droit d’exiger des clarifications. Ce mutisme entretenu pose la question de ses réelles capacités cognitives », ont-ils martelé.

Pour Placide Aubiang Nzeh, Noël Bertrand Boundzanga, Elza-Ritchuelle Boukandou, Franck Ndjimbi, Nicolas Nguema, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, Anges Kevin Nzigou, Marc Ona Essangui, les honorables Edgard Owono et Maxime Minault Zima Ebeyard, les personnalités qui ont décidé du retour du chef de l’Etat n’avaient qu’un seul dessein, celui d’éteindre la projection du 31 mars. « Mal leur en a pris parce que, à l’évidence, Ali Bongo est sérieusement diminué. Il n’est donc plus le maître du jeu institutionnel », poursuit le communiqué.

Par ailleurs, loin d’abandonner leur position, l’Appel à agir a dit réitérer sa demande de constatation de la vacance du pouvoir. « Nous saisirons les instances compétentes pour exiger une expertise médicale. Dès lundi, nous déposerons une demande en référé devant le président du tribunal. Nous saisirons aussi la Cour constitutionnelle pour exiger la mise en œuvre de l’article 92 de sa loi organique », ont-ils conclu.

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