Gabon: Ali Bongo cité à comparaître devant la justice congolaise

Ali Bongo Ondimba et Denis Sassou Nguesso © DCP

S’achemine-t-on vers une crise politico-judiciaire entre le Gabon et le Congo? C’est la question qu’on pourrait se poser au vue des informations rendues publiques par le site Financial Afrik. En effet, selon ce dernier le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba aurait été cité à comparaître dans le cadre de l’affaire dite André Okombi Salissa, du nom d’un leader de l’opposition dans ce pays frontalier, mais le président gabonais serait également soupçonné d’avoir soutenu l’opposant.  

C’est ce jeudi 17 janvier que devait s’ouvrir le procès de l’opposant congolais André Okombi Salissa accusé d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat au sortir de la présidentielle de 2016. Une audience qui n’aura finalement pas lieu puisque renvoyée au 31 janvier 2019 à la demande du parquet qui n’était pas prêt. Sauf que des éléments troublants sont venus entacher cette procédure.

Selon nos confrères qui ont pu consulter l’acte d’accusation non encore notifié aux avocats de la défense, « il ressort dans les Motifs, le nom du président gabonais cité comme témoin de cette affaire », révèle Financial Afrik. « selon nos sources, Brazzaville accuse Libreville d’avoir soutenu financièrement l’opposant André Okombi Salissa.  Déjà à l’époque, Brazzaville suspectait le Gabon de servir de refuge à ses opposants Mokoko et Okombi », poursuivent nos confrères.

Ce nouveau rebondissement, comme le relèvent de nombreux observateurs, pourrait encore une fois raviver les tensions entre les deux pays, dont les relations depuis des années ne seraient pas au beau fixe. « On se souvient encore qu’en mai 2016, la police congolaise avait violé l’immunité diplomatique de l’ambassadeur du Gabon en menant une perquisition dans sa suite dans un hôtel de la place où il avait élu résidence. Déjà à l’époque, Brazzaville suspectait le Gabon de servir de refuge à ses opposants Mokoko et Okombi », indique le média.

Ainsi, le chef de l’exécutif gabonais pourrait être traduit devant la justice congolaise conformément aux dispositions de « l ’article 245 du Code de Procédure Pénale ». C’est sur la base de cette disposition que les avocats de l’opposant ont notifié au parquet les noms des personnes dont l’audition est nécessaire, puisque citées dans le dossier d’accusation en l’occurrence Ali Bongo Ondimba et le commandant des services de sécurité extérieures à la Présidence Gabon Okieri Pamphile Mesmin.

Notification des personnes citées à comparaître

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