Gabon: Agir pour le Genre en lutte contre les relations sexuelles transgénérationnelles

© unaids.org

Depuis le 25 novembre dernier, l’Organisation non gouvernementale (ONG) Agir pour le Genre participe à la campagne « 16 jours d’activisme » contre les violences faites aux femmes. La directrice exécutive de cette association qui lutte contre les violences basées sur le genre au Gabon, Nicole Nguema Metogo, a affirmé ce jeudi 6 décembre que les relations sexuelles entretenues par des adolescentes avec des hommes âgés de plus de quarante ans, sont la cause principale de la transmission du VIH/Sida chez les jeunes filles.

Nicole Nguema Metogo, experte en genre et droits humains, a pointé du doigt les hommes âgés qui n’hésitent pas à avoir des rapports sexuels avec des adolescentes. Ces relations sont souvent non protégées, ce qui expose ces filles très jeunes à toutes sortes d’infections sexuellement transmissibles (IST), notamment le VIH/Sida.

« Ces rapports sexuels transgénérationnels qui sont caractérisés par le fait qu’une jeune fille de 14, 15 ou 16 ans va se livrer à une relation avec un monsieur de 45, 50, 60 voire 65 ans qui a déjà eu une vie sexuelle assez intense, (…) qui a cumulé partenaire sur partenaire, qui finalement va infecter cette fille qui est à l’aube de sa vie sexuelle ; résultats des courses, on se retrouve avec des jeunes filles de 15 à 24 ans 6 fois plus infectées que les garçons de la même tranche d’âge », a déclaré Nicole Nguema Metogo à nos confrères de Gabonactu.

Afin de lutter contre ce qui est un véritable fléau pour notre société, Agir pour le Genre s’est joint à la campagne internationale « 16 jours d’activisme » débutée le 25 novembre dernier, date de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et qui s’achèvera le 10 décembre prochain, lors de la Journée internationale des droits de l’Homme.

Sous l’égide du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Agir pour le Genre accompagné d’autres ONGs, va alerter les jeunes filles gabonaises, dont la naïveté et le manque d’expérience se caractérisent par des comportements à risque dans leur vie sexuelle. Les associations vont notamment organiser des conférences d’information et de témoignages dans les établissements secondaires afin de sensibiliser les adolescentes sur les risques qu’elles encourent, principalement la transmission du VIH/Sida.

Selon ces ONGs, le facteur qui pousse les jeunes filles aux rapports sexuels transgénérationnels, est principalement la précarité et donc l’appât du gain, d’autant plus que certains parents encouragent, voire incitent leurs enfants vers cette solution dangereuse.

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