Gabon : administration publique, les Ogandaga-boys et les Nono-Boys prennent leurs quartiers !

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Le directeur de cabinet du président de la République Théophile Ogandaga et le coordinateur des Affaires présidentielles Noureddin Bongo Valentin © D.R/GMT

Les dernières conclusions du Conseil des ministres du 31 janvier 2020, ont levé le voile sur une évidence certes en gestation mais perçue depuis la double nomination à la présidence du nouveau Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat Théophile Ogandaga et du Coordinateur général des affaires présidentielles Noureddin Bongo Valentin. Celle de l’émergence au plus hautes fonctions de l’Etat des proches des deux hommes forts du Gabon du moment.


Nous avons connu les BLA-Boys du nom des proches de l’ancien tout puissant Directeur de cabinet du président et de la  République, président de l’Association des jeunes émergents volontaires (AJEV), Brice Laccruche Alihanga écroué avec les siens à la prison centrale de Libreville  pour entre autres détournements de fonds, blanchiment, concussion, faux et usage de faux. Leur temps révolu, leur règne brutalement stoppé et enseveli sous la chape de plomb estampillée « Scorpion », a laissé désormais place aux Ogandaga-boys et aux Nono-Boys, pour parler des proches et ultra  proches de Théophile Ogandaga, Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat et Noureddin Bongo Valentin, Coordinateur général des affaires présidentielles. 

Le dernier conseil des ministres a confirmé ces prémonitions de l’opinion par la prise du pouvoir des porches de Théophile Ogandaga et de Noureddin Bongo Valentin. Le premier à faire les frais de cette montée en puissance des Ogandaga-boys et les Nono-Boys n’est autre que le frère de Brice Laccruche Alihanga, Régis Landry Laccruche Lélabou, éjecté de son poste de directeur général de l’Office des ports et rades du Gabon (OPRAG) et remplacé par Apollinaire Alassa. La très informée Lettre du Continent Apollinaire Alassa serait un proche parmi les proches de Coordinateur général des Affaires présidentielles (CGAP) au même titre Ian Ghislain Ngoulou, Téké de Bongoville, nommé Directeur de cabinet de Noureddin Bongo Valentin. 

Dans le même temps, toujours selon la Lettre du Continent Théophile Ogandaga, est entré dans la danse avec la nomination de Jean-Pierre Lasseni Duboze au poste de Président du Conseil d’administration (PCA) de l’OPRAG. A ce dernier viennent se greffer les nominations au gouvernement de Erlyne Antonella Damas Ndembet à la Justice, Pascal Houangni Ambouroue à l’Énergie et aux ressources hydrauliques et Carmen Ndaot à la Promotion des investissements. Dans l’administration, le nouveau DCPR aurait mis la main sur les hydrocarbure en nommant entre autres, Jean Félix Obamba comme Directeur général, Severin Anguilet à la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) et Ludwine Oyini Amoni à la tête de la Société Gabonaise d’entreposage des Produits Pétroliers (SGEPP). 

Des nominations et un jeu de chaises musicales qui n’est pas sans rappeler ceux ceux auxquels s’était donné Brice Laccruche Alihanga du temps de sa toute puissance à la présidence. Des faits qui lui ont souvent été reprochés et qui font en sus de celui sur les distractions des deniers publics, le procès qui est intenté par l’opinion et par la Présidence. Une présidence qui curieusement reproduit ces mêmes comportements qu’il a vertement condamnés chez les BLA-Boys. Répréhensibles et condamnables sous BLA ces pratiques sont admises et licites sous Noureddin Bongo Valentin et Théophile Ogandaga. Allez-y comprendre…

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