mardi,20 octobre 2020
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Gabon: accusé de vol de sexe, il est molesté à la paroisse Saint-Michel de Nkembo

Le président de l’organisation non gouvernementale Acade Gabon Henry Ekogha Ndong a été violemment agressé par les populations du quartier Nkembo dans le 2e arrondissement de la commune de Libreville ce dimanche 26 mai au sein de l’église catholique Saint-Michel. Pour cause, le défenseur des droits de l’Homme a été accusé par un enfant de lui avoir fait disparaître son sexe alors qu’ils se sont croisés.

L’affaire agite les esprits depuis qu’elle a été vécue par les habitants de Nkembo et des fidèles catholiques venus préparer la fête d’ascension. Le dimanche 26 mai 2019 un enfant aurait signalé à ses parents que son sexe aurait disparu après qu’il venait de croiser un homme qui se rendait à l’église. C’est alors que ce dernier sera manu militari sorti du temple de Dieu et passé à tabac. Une rouste des plus violentes qui a contraint le père Lucius Sagna a abandonné son culte pour secourir l’accusé.

Ayant installé un peu d’accalmie, les accusateurs se sont dissimulés dans la foule car le curé avait appelé la Direction de sûreté urbaine de Nkembo. Face au silence des revanchards, l’homme de Dieu a restitué les faits. « On a accusé le chrétien d’avoir volé le sexe d’un enfant. C’est ce qui a entraîné cette expédition punitive car, la victime présumée a fait venir ses parents pour en découdre avec l’auteur de l’acte. Curieusement le jeune homme a retrouvé son sexe après  tout cela », a-t-il confié à notre confrère le quotidien L’Union.

Par ailleurs, une fois les idées retrouvées, l’accusé a ressassé le périple qu’il a vécu. « J’ai été enlevé à l’église par des gens qui m’ont entraîné de force dans une maison située dans les bas-fonds de Nkembo. Ils m’ont dépouillé de tous mes biens puis ils m’ont déshabillé et séquestré menaçant de me brûler vif. Je tiens à rassurer tous ceux qui se sont inquiétés pour ma sécurité, que je suis bien vivant », a indiqué Henry Ekogha Ndong président de l’Ong Acade.

D’après des témoignages, la bastonnade était telle que n’eut été l’intervention du curé, l’accusé serait passé de vie à trépas. Mais des questions subsistent: le sexe de l’enfant avait-il réellement disparu? Est-ce une machination déguisée pour dépouiller ce défenseur de droits de l’Homme? Autant de questions auxquelles les investigations menées par commissariat de Belle-Vue 2, devraient apporter des réponses non sans établir les responsabilités. Pour rappel, dans les années 90 le phénomène de vol de sexe avait sévi dans le Gabon créant une véritable psychose dans plusieurs villes du pays.

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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