samedi,28 novembre 2020
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Gabon: à quand des sanctions contre les diffuseurs d’images choquantes sur les réseaux sociaux?

Dans les réseaux sociaux, tout individu doté d’une connexion internet se donne le droit de partager des images et des vidéos choquantes de personnes accidentées et même décédées, sans se soucier du respect de la dignité humaine, du respect dû aux morts et aux conséquences sur les proches des victimes et la société en général. De multiples exemples qui démontrent le caractère attentatoire de certaines publications d’images et vidéo sur la toile. Une attitude déplacée et même condamnable  implicitement encouragée par l’Etat qui ne prend aucune mesure pour réprimer ce type de comportement à se généraliser.   

De nos jours, il devient de plus en plus fréquent que des parents soient informés d’incidents dont ont été victimes leurs proches via Facebook , WhatsApp et d’autres réseaux sociaux par images choquante y circulant. Si ce mécanisme peut s’avérer positif en ce sens qu’il permet d’édifier l’opinion sur la survenance d’un accident, il n’en demeure pas moins qu’il comporte des risques et des effets pervers. Au nombre d’entre eux, la diffusion pernicieuse de photos et vidéos  d’images immondes, choquantes à lisière parfois de l’atteinte à la dignité de la personne humaine. Une attitude généralisée par le fait que publier n’est finalement devenu qu’un simple jeu de clic sur les réseaux sociaux. 

D’ailleurs, on compte des doigts de la main le nombre d’internautes qui s’évertuent à mesurer la portée des contenus qu’ils exposent à la vue du grand public. Derniers fait en date, les images choquantes du corps en état de décomposition de Nicaise Bourobou, proviseur du lycée catholique Jean Baptiste Adiwa de Lambaréné. Plus récemment, c’est une vidéo montrant la sortie du corps sans vie du secrétaire général adjoint du ministère des Mines Olivier Youbounangoye qui aurait fait le tour de la toile. On n’imagine pas ce qu’a pu ressentir sa famille. 

Des attitudes aux antipodes du principe du respect dû au corps humain. Un principe qui ne cesse pas avec la mort de la victime car les restes des personnes décédées, doivent être traités avec respect, dignité et décence.

Autant d’actes inconsidérés qui traduisent le caractère libertin de certains internautes persuadés que le virtuel est un espace de nondroit où tout est permis. Or, ceci n’est pas vrai. Et ce ne sont pas les restrictions mises en place par Facebook qui nous prouveront le contraire. Pensées par les équipes de Mark Zuckerberg. Ces restrictions visent certainement à endiguer les agissements peu orthodoxes de certains utilisateurs du réseau social. Seulement, ces pare-feu interviennent après quelques minutes, voire plusieurs heures et souvent après que les images eurent été signalées par un internaute choqué. 

Enfin, il revient donc aux internautes de se poser les bonnes questions. Comment serais-je si d’aventure mon père décédait et que ses images inertes étaient publiées sur Facebook ? Serais-je capable de filmer ou de partager des vidéos de la sortie du corps décomposé de mon proche sur la toile ? Il va sans dire que la réponse est connue d’avance. En outre, les autorités judiciaires compétentes devraient s’y pencher au plus vite afin de définir clairement des mesures coercitives à l’encontre des auteurs de ce type d’actes. Toute chose qui épargnerait d’autres familles des traumatismes inénarrables et indélébiles.

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