Gabon : 90% du réseau routier national en état de décrépitude avancée

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Une vue de l'état du réseau routier national © D.R

Bien que contenue dans le Plan de relance de l’Économie (PRE) dans son volet investissements, l’amélioration du réseau routier reste pour l’heure un aspect non prioritaire de la politique générale du gouvernement. Axé sur une hypothétique réduction de la masse salariale, celui-ci semble reléguer au second plan la mise à niveau des infrastructures routières, alors même que celles-ci constituent un point central dans le processus de diversification. Résultat, en 2019, 90% du réseau routier demeure en état de décrépitude avancée. 


Que ce soit à cause de la grandeur relative de son territoire, de sa forte pluviométrie, ou de la faible densité de sa population, l’entretien, l’amélioration et le développement du réseau routier gabonais sont des défis complexes et permanents. Dans ce contexte, le gouvernement, malgré les moyens colossaux dont il dispose, demeure dans l’incapacité de trouver des solutions idoines à ces problématiques. 

 

En effet, avec près de 9200 km de routes tracées sur toute l’étendue du territoire, pour moins de 1500 km bitumés dont globalement 700 km en mauvais état, le gouvernement peine à offrir aux populations un accès somme toute normal à un réseau routier de qualité. Résultat, plusieurs secteurs sont impactés dont le secteur forestier, le secteur des transports notamment de personnes et de marchandises, ce qui a pour finalité de favoriser la hausse constante et galopante de l’inflation.

 

Or, étant engagé dans un Plan de relance de l’Économie (PRE) 2017-2019 financé à coups de milliards de FCFA par les partenaires techniques et financiers (près de 1000 précisément), le gouvernement aurait pu et dû accentuer ses efforts vers l’amélioration du réseau routier puisque celui-ci favorise une croissance inclusive. Diminuant la productivité des entreprises notamment celles installées à Nkok qui sont obligées de parcourir des distances aussi longues que pénibles faute de routes dédiées, ce mauvais état du réseau pèse lourd dans l’économie.

 

Ajouté à cela une corruption qui n’a pour seul corollaire que l’inflation qu’elle génère, on obtient un cocktail qui rend les conditions de soutenabilité de la dette publique bien difficiles par manque de productivité. Si on peut toutefois reconnaître que le réseau routier bitumé a presque doublé en 10 ans, ces efforts demeurent négligeables au regard des 32000 milliards de budget épuisé en à peine 10 ans pour des résultats plus que mitigés.

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