mercredi,23 septembre 2020
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Gabon: 60 milliards dépensés en 2018 et 2019 en subventions et restructurations des entreprises publiques

A l’heure où le pays doit faire face à la pire crise économique de son histoire dans un environnement aussi indécis qu’incertain, ses pires maux et ses choix peu stratégiques ressurgissent. Parmi eux, la gestion scabreuse des entreprises publiques, qui apparaît plus que jamais comme un facteur aggravant du stress budgétaire et un facteur aggravant d’instabilité macro-économique.

Société gabonaise de raffinage (Sogara), Société gabonaise de transport (Sogatra), Société nationale des hydrocarbures (SNHG), Pizolub, Transurb et même la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Audelà de leur insolvabilité, les entreprises publiques gabonaises qui étaient pourtant censées tirer l’économie vers le haut, sont aujourd’hui un véritable goulot d’étranglement pour notre économie.

En effet, dans un environnement marqué par une crise économico-sanitaire qui dégrade fortement la « dynamique de la dette et qui aggrave les nombreux risques pour sa viabilité », l’exécutif gabonais semble se murer dans sa volonté de maintenir à flot des entités à la fois morribonde et peu productive. Pour preuve, pour la seule année 2018 ce sont 6,4 milliards qui ont été alloué pour la restructuration des entreprises publiques, et près de 35 milliards pour le soutien à la Sogara et la Sogatra.

Dans le même ordre d’idées, en 2019 ce sont 13,4 milliards de FCFA qui ont été alloués à la restructuration des entreprises publiques et près de 4 milliards de FCFA pour la subvention à la SOGATRA. Ce sont donc globalement près de 60 milliards de FCFA qui auront été décaissés pour des entreprises censées soutenir l’économie gabonaise et créer des emplois. Loin de cet objectif, ces entreprises affichent donc un bilan nécessitant peut-être leur fermeture. 

Dans un environnement qui nécessite « d’élaborer une stratégie crédible de gestion de la dette à moyen terme et à mener une politique budgétaire prudente pour gérer les vastes besoins de financement à moyen terme » et où il apparaît important de «  surveiller étroitement les risques budgétaires liés aux entreprises publiques » comme le suggère les analystes du FMI, l’exécutif doit donc changer son fusil d’épaule et multiplier les décisions courageuses, afin de « préserver la stabilité macroéconomique ».

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Ladji Nze Diakitéhttp://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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