Gabon: 55 enfants apatrides reçoivent des carnets de présomption d’identité

Photo de famille après la réception des carnets de présomption d’identité © Union.Sonapresse

55 enfants, qui ne possédaient jusqu’alors aucun document d’état civil, disposent enfin d’une existence légale. A l’initiative de l’Organisation non gouvernementale (ONG) Action contre les avortements et pour la défense des droits de l’enfant au Gabon (Acadeg), des carnets de présomption d’identité leur ont été délivrés, en attendant que leur situation d’état civil soit définitivement régularisée.

Ces enfants, recensés au sein de familles et orphelinats de Libreville, étaient considérés comme apatrides du fait que leur naissance n’avait jamais été enregistrée. Le président de l’Acadeg, Edouard Henri Ekoga Ndong, leur a remis les carnets de présomption d’identité au siège de l’ONG sis à Nombakele, dans le 3e arrondissement de Libreville. L’initiative a été rendue possible grâce à l’appui du ministère de la Justice et des Droits humains.

Un carnet de présomption d’identité est une pièce délivrée par un officier d’état civil tenant lieu d’acte de naissance, et ayant une validité d’un an. Ce document a été validé en 2014 par le ministère de l’Egalité des chances. Un document inestimable pour ces enfants qui, pour une raison ou une autre, n’ont pas d’acte de naissance.

N’étant pas reconnus par l’état civil gabonais, ils ne pouvaient donc justifier de leur identité et rencontraient les plus grandes difficultés dans la poursuite de leur scolarité, ou pour être immatriculés à la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs). D’après l’Acadeg et les différentes ONG membres du Réseau de protection des droits de l’enfant gabonais (Repeg), il existerait environ 80 000 enfants sans acte de naissance au Gabon.

« Et sur ce nombre effrayant d’enfants apatrides, le carnet de présomption d’identité a permis de scolariser 13 000 jeunes sur toute l’étendue du territoire national, depuis sa mise en place en 2014. Notre défense des droits des enfants continue », s’est félicité Edouard Henri Ekoga Ndong.

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