Gabon: 50 millions de F cfa disparaissent à la Cour d’Appel de Libreville

Palais de Justice de Libreville © D.R

Alors que les sessions criminelles ont débuté sur toute l’étendue du territoire, celle de la Cour d’Appel de Libreville prévue pour le 29 janvier a été renvoyée. Pour cause, les 50 millions de F cfa alloués pour le déroulement de ces assises ont semble-t-il disparu au grand désarroi des magistrats.

La note du secrétariat du parquet général au tableau d’affichage du palais de justice de Libreville indiquant un renvoi sine die de l’audience du tirage au sort de la première session criminelle de l’année judiciaire surprend. Si celle-ci annonce le renvoi, elle ne donne ni la date ni le motif de ce renvoi inopiné.

Pourtant tout semblait aller pour le mieux tant les arrêts de renvoi ont bien été notifiés aux accusés en attente de jugement à la prison centrale de Libreville. Le voix s’élèvent donc pour comprendre la raison non communiquée de ce chamboulement dans l’agenda de la Cour d’Appel judiciaire de Libreville. Des sources concordantes préférant garder l’anonymat indiquent qu’il s’agirait ni plus ni moins d’un problème d’argent.

Le ministère de la justice alloue chaque début d’année des subventions pour le déroulement des sessions criminelles dans les Cours d’Appel judiciaires. Ces subventions sont remises aux procureurs généraux conformément aux textes réglementaires. Alors qui a encaissé l’argent qui s’élèverait à 50 millions F cfa ? Une question qui laisse perplexes les magistrats dont Marie-Blanche Boumbendje Ngonde épouse Mbambiri  nouvellement promue procureure générale près la Cour d’Appel.

Selon un de ses proches collaborateurs qui s’est confié à notre confrère du quotidien Moutouki, cette dernière aurait tout perçu lors de la passation de service avec son prédécesseur Martin Obandja Owoula sauf les 50 millions orientés à l’organisation de cette session criminelle.

Toujours selon des sources dignes de foi, l’ancien procureur général près la Cour d’Appel de Libreville aurait remis ces fonds à Paulette Ayo Mba épouse Akolly premier président de la Cour d’Appel. Notons que cela n’entre nullement dans ses compétences. Le corps des magistrats demeure stupéfait vis-à-vis du silence du ministre Mboumbou Miyakou qui serait au parfum de cette histoire qui prend de facto des allures d’un détournement de fonds.

Si la malversation venait à s’avérer, vivement que les responsabilités soient établies et les sanctions prises pour le bon fonctionnement et l’intégrité de la justice au Gabon.

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