Gabon: 44 partis favorable à la mise en place d’une transition de 2 ans

Louis Gaston Mayila entouré de Richard Moulomba et de Bonaventure Nzigou Manfoumbi © GMT

Le lundi 31 Décembre dernier, 44 partis politiques d’opposition se sont réunis à la chambre de commerce de Libreville pour discuter de la situation politique que traverse le Gabon en ce moment. Au terme de cette rencontre ces derniers ont plaidé pour la refonte des institutions républicaines.

C’est sous la houlette du président de l’Union pour la nouvelle République (UPNR) Louis Gaston Mayila qu’accompagnaient ses homologues de l’Alliance pour la renaissance nationale (ARENA), Richard Moulomba Mombo et Bonaventure Nzigou Manfoumbi du Front d’égalité républicaine (FER) que s’est tenue cette rencontre qui avait pour objectif de réfléchir aux solutions adéquates à mettre en place pour résoudre la crise politique que traverse le Gabon.

Ces partis d’opposition ont ainsi émis l’idée d’une transition de deux ans pour permettre l’aboutissement des réformes dans l’ensemble des domaines. Autour du leader du l’Union pour la Nouvelle République, Maître Louis Gaston Mayila, ils ont fait remarquer à l’opinion qu’on s’achemine vers le terme des 60 jours francs, au plus tard, constitutionnellement légaux pour faire constater la vacance définitive de pouvoir.

Tout en souhaitant un rétablissement au Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) et officiellement en convalescence à Rabat au Maroc, l’ancien ministre d’Omar Bongo a exhorté les tenants du pouvoir à mettre en place une phase de transition de 2 ans, avec un président et un gouvernement de transition.

Par la voix de Richard Moulomba Mombo, ces partis d’opposition n’ont pas manqué de déplorer les incidences fâcheuses sur le climat socio-politique, imputées à la modification controversée de la constitution par la Cour constitutionnelle. Une retouche, dénoncent-ils, qui a « davantage accentué l’insécurité juridique de l’Etat, et la crise de nos institutions ».

Dans le prolongement de leur intervention, les 44 partis politiques de l’opposition affirment s’opposer à toute prise de pouvoir par la force, qui pourrait, selon eux, entraîner le pays dans le chaos. Ils avouent par ailleurs, se réserver le droit de mener des actions multiformes, pour revendiquer des conditions de redressement du pays.

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