Gabon: 41 partis d’opposition invitent le gouvernement à déclarer la vacance du pouvoir

Gabon C’est à la faveur d’une déclaration rendue publique ce samedi 09 mars 2019 que la plateforme des 41 partis politiques d’Opposition, dénommée PG41 a tenu à s’exprimer sur la situation sociopolitique que traverse actuellement le Gabon, accentuée ces derniers mois par l’absence prolongée du Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba. C’est d’une seule voix que ces formations politiques ont interpellé le gouvernement sur l’urgence de convoquer un dialogue et déclarer la vacance de la présidence de la République.

C’est par la voix de son porte parole Jean Pierre Ndong Abessole que cette plateforme réunissant plusieurs partis politiques de l’opposition a tenu à donner sa position face à la crise politico-sociale et économique que traverse le pays. Les membres de cette PG41 ont pour l’occasion rappelé que leur prise de parole s’inscrit dans une démarche républicaine face à l’urgence de la situation.

La plateforme PG41 a pour ce faire insisté sur l’urgence pour les autorités gabonaises de convoquer un dialogue avec l’ensemble de la classe politique qui permettra d’apaiser le climat pesant qui prévaut actuellement. Au nombre des raisons qui justifient la convocation de cette rencontre nationale, « l’absence prolongée du territoire national d’Ali Bongo qui a des conséquences néfastes sur le fonctionnement normal de l’Etat ». Elle s’est insurgée contre « l’attitude irresponsable du gouvernement se prêtant plutôt aux mises en scène grossières qui n’apportent aucune preuve convaincante sur la capacité réelle du président de la République à assumer ses fonctions ».

Cette situation qu’ils ont jugée inédite dans l’histoire du Gabon a démontré l’urgence d’un dialogue politique inclusif, indiquant qu’ils tiennent pour responsables le « gouvernement et les tenants du pouvoir de l’aggravation de la situation générale du Gabon ». Par ailleurs, la plateforme PG41  a invité ces derniers à prendre leurs responsabilités non seulement en convoquant un dialogue mais aussi en déclarant « la vacance du pouvoir dans la mesure où le président de la République ne peut plus respecter son serment consacré à l’article 12 de la Constitution ».

 

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