dimanche,5 décembre 2021
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Gabon : 4 présumés pilleurs arrêtés à Mindoubé

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Les agents de la police judiciaire ont mis la main sur 4 jeunes Gabonais à Mindoubé dans le 5e arrondissement de Libreville le mardi 21 avril dernier. Il leur est reproché d’avoir cassé et dépouillé une épicerie dans leur quartier. Les mis en cause auraient reconnu le forfait non sans préciser qu’ils avaient agi pour nourrir leurs familles affamées en cette période de confinement, rapporte Gabonreview. 

Depuis la mise en œuvre du confinement intégral du grand Libreville, il nous était relayé plusieurs actes de vandalisme dans les quartiers sous-intégrés. D’ailleurs les images défilant sur les réseaux sociaux avaient largement fait échos d’un cas au niveau de Mindoube 1 dans le 5e arrondissement de Libreville. Une épicerie d’alimentation générale avait été cassée par des personnes non identifiées qui s’étaient allègrement servies en vivres. 

Selon notre confrère de Gabonreview, les auteurs de cet acte de vandalisme auraient été appréhendés le mardi 21 avril 2020 par les agents de la Police judiciaire (PJ). Il s’agirait d’une bande de 4 jeunes Gabonais dont les âges varient entre 20 et 25 ans. Ces derniers avaient effectué des travaux de maçonnerie au sein de ladite épicerie le jour du vol. Interrogés, les présumés malfrats sont passés aux aveux. « Nous avons cassé chez le Mauritanien de chez nous, à Mindoubé 1. Il n’y a pas d’activités, il n’y a rien à faire. Avec le confinement, tout le monde est chez lui. On vit comment ? J’ai deux enfants à la maison, je n’ai pas de boulot stable qui me permet d’avoir même 50 000 francs par mois », a déclaré l’un des vandales sur les antennes de la télévision nationale.

Une révélation qui devrait interpeller les plus hautes autorités sur les modalités de confinement intégral mises en œuvre à ce jour. Car si on se fie aux innombrables plaintes des populations le gouvernement a échoué. Distribution de kits alimentaires décriée en raison de l’oubli manifeste de certains quartiers et donc de plusieurs familles condamnées à puiser dans leurs dernières économies. 

Mais qu’en est-il de ces jeunes qui n’ont malheureusement plus d’activités ? Serait-ce finalement un acte de détresse que de se lancer dans l’illicite ? Vivement que le gouvernement prenne en compte les cris de ces populations oubliées, pour que la nation ne court pas le risque d’être confrontée à une hausse de la délinquance juvénile. 

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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