Gabon: 38 002 personnes vivant avec le VIH/SIDA exposées à une mort certaine

Centre de traitement ambulatoire de Libreville © D.R

Le Gabon comme beaucoup de pays de l’Afrique est fortement affecté par le fléau du VIH/SIDA et ceux déclarés vivant avec sont soumis à un régime de vie strict fortement médicalisé. Mais cet équilibre que leur apportent ces traitements risque fort d’être interrompu brusquement par la cessation de fournitures des rétroviraux dont ils dépendent pour cause d’insolvabilité du Centre de traitement ambulatoire (CTA).



Alors que les tensions sociales frôlent le plafond avec entre autres les grèves de part et d’autre, une nouvelle actualité désastreuse pointe à l’horizon. En effet, les rétroviraux ne seront plus disponibles au Gabon à compter de ce mois de mars 2019.  Cette information émane d’une note du Centre de traitement ambulatoire (CTA) adressée aux personnes vivant avec le VIH/SIDA annonçant la rupture des molécules TDF-3TC et ABC-3TC utilisées pour le traitement du VIH-Sida.

Interrogé sur la question par Gabon Media Time, une source proche de la direction du Programme national de lutte contre le Sida (PNLS) a affirmé que cet organe n’a reçu que 900 millions de francs de l’Etat tandis que la couverture effective pour ces derniers s’élève à près de 4 milliards. Rappelons à cet effet que Guy René Mombo Lembomba, le coordonnateur de Global fund advocates network (GFAN) avait, durant un point de presse tenu le 28 février dernier, alerté l’opinion publique sur le danger qui se profilait à l’horizon.

Par ailleurs, certaines indiscrétions laissent entendre que cette rupture pourrait durer 6 mois à minima. Toujours est-il que cette rupture pourrait se traduire par la mort prochaine de ces malades. Et pour cause, selon une source interne du CTA, la charge virale de ces patients va se décupler au point que les trois quart pourraient perdre leur vie si en plus ils n’ont pas une alimentation équilibrée. Autant dire que le danger est réel. Vivement que Denise Mekam’ne, la ministre de tutelle se saisisse du cas, sans quoi ce serait à un carnage humain qu’on assistera.

 

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