dimanche,20 septembre 2020
Accueil Derniers articles Gabon : 15 ans de prison et 10 millions d’amende pour avoir...

Gabon : 15 ans de prison et 10 millions d’amende pour avoir tué son ami à l’aide d’un chevron

Pour avoir refusé un prêt à son ami, Stéphane Bandeke trouvera la mort après que son compagnon et ami eut décidé de l’envoyer de vie à trépas en conséquence dudit refus. Présenté devant la Cour criminelle de Libreville et comparaissent pour meurtre avec préméditation, Archi-Morel Ngouba-Ngouba a été condamné à 10 ans de prison ferme et de 10 millions d’amende. 

Dans la nuit du 11 décembre 2014 au village Ayeme-Bokoué, dans le département du Komo-Kango. Ce-là, Archi-Morel Ngouba-Ngouba donnait la mort à son ami Stéphane Bandeke en s’aidant d’un chevron qu’il avait pris le soin de dissimuler avant de commettre son forfait. Le criminel assenera à son compagnon et ami de longue date, un coup violent du chevron à la nuque pour le refroidir. Il fera ensuite les poches les poches de sa victime, desquelles il retirera 45000 francs. 

Le mobile du meurtre s’expliquerait par le fait que la victime, Stéphane Bandeke a refusé un prêt de 30 000 francs à Archi-Morel Ngouba-Ngouba. « En effet, face à cette réponse négative de Bandeké, Ngouba-Ngouba s’arme d’un morceau de chevron qu’il avait pris soin de dissimuler non loin du lieu du drame, pour l’administrer avec violence à la nuque de son ami, qui sera mortellement atteint » relatent nos confrères de L’Union

Interpellé par les éléments de la gendarmerie nationale Archi-Morel Ngouba-Ngouba niera d’abord les faits avant, sous les pression des investigateurs et face aux preuves, de reconnaître les faits puis passer aux aveux. A la barre devant la Cour criminelle, l’accusé avoue. « Je reconnais que le 11 octobre 2014, nous nous trouvions dans un bar dans lequel nous consommions de l’alcool. Après avoir demandé, à deux reprises, à Bandeke Stéphane de me prêter de l’argent, celui-ci m’opposa un refus. Cela m’a irrité. Lorsqu’il s’est déplacé, je l’ai suivi, puis ramassé un morceau de chevron que je lui ai asséné violemment à la tête », pouvait-on lire dans les colonnes du quotidien L’Union

Pour le ministère public, le crime d’assassinat sanctionné par les articles 224 et 227 du Code pénal, est parfaitement consommé et caractérisé. Un assassinat commis avec préméditation car le fait de dissimuler l’objet du crime présumait de la conscience et de la volonté, de donner la mort. La partie du corps où le coup a été porté renforce cette conviction. « L’accusé est sorti du bar pour s’emparer d’un morceau de chevron qu’il a dissimulé dans l’herbe; chevron qu’il utiliserait comme arme au cas où son ami refuserait de répondre favorablement à sa sollicitation » a développé le ministère public dans son réquisitoire. Lequel a requis pour l’accusé 15 ans de réclusion criminelle et à une forte amende à l’appréciation de la Cour. Le cour se prononcera ainsi sur 15 ans et 10 millions de Fcfa d’amende. 

Laissez votre commentaire

Global Media Time Gifpx
Street 103 Gabon Gmt