Fusion des douanes et des impôts : la mise au point de Régis Immongault

Le ministre de l’Economie, de la Prospective et de la Programmation du Développement Durable, Régis Immongault, a tenu une réunion avec les personnels de la Direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI) et de la Direction générale des impôts, le vendredi 6 janvier courant. Au cours de cette rencontre il est revenu grandement sur la mise en place de l’Office gabonais des recettes devant sceller la fusion des deux administrations précités.

C’est en présence de son Directeur de cabinet, de l’inspecteur général des services, du secrétaire général adjoint 1, des directeurs généraux, des directeurs, des chefs de services et des chargés d’études, que Régis Immongault, a souhaité lever certaines incompréhensions quant à la mise en place de l’Office gabonais des recettes. A ce propos, il a expliqué que cette réforme s’inscrit dans le cadre de l’intensification des réformes économique initiées depuis le premier mandat d’Ali Bongo, il fait suite au constat d’insuffisance relevé dans le fonctionnement des deux entités, notamment, « l’absence d’autonomie de gestion et l’insuffisance des fonds permettant la mise en place d’un système compétitif axé sur les résultats ; le cloisonnement entre la Douane et les Impôts qui empêche tout développement des synergies réelle, pourtant très essentielles dans les échanges automatiques d’informations et des données afin de lutter efficacement contre la fraude douanière et l’évasion fiscale ».

Il a aussi relevé pour poursuivre que cette réforme vise à endiguer le phénomène de mal gouvernance du « système de mobilisation des recettes fiscales et douanière caractérisé par des détournements de recettes, le manque de transparence t de traçabilité, et du processus de recrutement », mais aussi à éviter « l’évasion fiscale imputable à l’absence de captage de toutes les recettes et à la présence du secteur informel ».

Par ailleurs, Régis Immongault a indiqué que la fusion de l’administration des douanes et des impôts vise l’amélioration des performances de l’ensemble de l’administration fiscale, « plus spécifiquement, la réforme à une triple dimension : une dimension fiscale porteuse de ressources supplémentaires ; une dimension politique et administrative en ce qu’elle permet de lutter efficacement contre la fraude fiscale et la corruption, (et) une dimension économique favorable à l’amélioration du climat général des affaires, avec un service de qualité aux contribuables » a-t-il souligné.

Il a tenu à rassurer l’ensemble du personnel de ces administrations en indiquant que la mise en place de cet office « sera bénéfique au personnel, car sa mise en œuvre va nécessiter le renforcement des capacités des ressources humaines actuelles grâce à une politique de formation continue des  agents, qui plus est, sans recourir à des réductions d’effectifs ».

Toutefois,  le ministre de l’Economie, de la Prospective et de la Programmation du Développement Durable, Régis Immongault, a tenue à mettre en garde « tous les fonctionnaires indélicats et réfractaire au changement qui œuvrent pour le blocage de la réforme afin de maintenir les privilèges indus, la mauvaise gouvernance et le détournement des deniers publics » que des sanctions seront prises à l’encontre de toute personne qui s’inscrira dans cette attitude.

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