Front social: reprise des hostilités au Conseil gabonais des chargeurs

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Alors qu’une accalmie était perceptible ces dernières semaines après le mouvement d’humeur des agents du Conseil gabonais des chargeurs (CGC) en janvier, c’est derniers sont à nouveau montés au créneau ce lundi 19 février pour dénoncer le mépris affiché par la direction générale qui semble peu entrain à répondre à leurs revendications.

En effet, ce début de semaine a été marqué par la reprise du mouvement de grève des agents du CGC après une période d’accalmie. Ceux-ci fustigent le silence non seulement de la direction qui peine à trouver des solutions pérennes à leurs revendications, mais aussi celui du gouvernement qui semble ne pas être prompt à assurer la paix sociale dans le pays.

Suite au mouvement qui avait paralysé le fonctionnement de cette administration, une tentative de conciliation avait été mise en oeuvre avec l’intervention de l’inspection du travail et la participation des représentants de la tutelle c’est-à-dire le ministère des Transports, du conseil d’administration et des représentants des partenaires sociaux. Selon l’un des délégué du personnel rencontré sur place, Obame Ndong Calixtel, «un certain nombre d’engagements avaient été pris, notamment le paiement des arriérés des salaires du mois de novembre et de décembre pour le 31 janvier au plus tard».

Sauf que, près d’un mois après, les agents n’ont jusqu’à présent rien reçu. Il a expliqué que lors de la première tentative de conciliation, un certain nombre  d’engagements avaient été pris par la direction, outre le paiement des arriérés de salaire, il était question de la transmission de l’ensemble des documents financiers afin que les agents se fassent leur propre opinion sur la situation de la trésorerie du CGC.

«On nous a transmis une fiche technique qui retraçait un peu la situation des recette et de la dette du Conseil gabonais des chargeurs de 2012 à 2016, mais également un bilan comptable de 2015. Deja les documents n’étaient pas assez clair. Nous avons reçu une fin de non recevoir de la part de la direction générale, avec un ton suffisant pour nous dire que nous n’étions pas compétent à examiner les charges du CDC», a-t-il relevé.

Les syndicalistes se sont interrogés d’ailleurs sur les raisons d’une telle incohérence. «Si vous nous transmettez les recettes et vous nous faites un plaidoyer sur la dette, est-ce que ce sont les charges que nous sommes incapables d’examiner ou de comprendre?»; s’est-interrogé Obame Ndong Calixtel.

Approché par la rédaction de Gabon Media Time, la Direction du CGC a tenté de minimiser ce mouvement, qui selon elle ne concerne qu’une «vingtaine d’agent sur un effectif total de 251», confirmant toutefois qu’elle «résulte du non paiement de la totalité des arriérés de salaire du mois de Décembre à l’ensemble du personnel et à l’échéance du 31 Janvier 2018, comme convenu à la réunion de conciliation».

Le Directeur Général du Conseil Gabonais des Chargeurs, Liliane Nadège Ngari épouse Onanga Y’obegue, a relevé que plusieurs réunions avaient été organisées afin de trouver des voies de sortie de crise, malgré la crise conjoncturelle que traverse le pays. «Cette situation génère pour nos salariés des retards dans la perception de leurs salaires à échéance», a-t-elle regretté, assurant par ailleurs que «plus de 80 % de l’ensemble du personnel a perçu les arriérés de salaires du mois de décembre 2017. Et le traitement de salaire du mois de janvier est également en cours».

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