Front Social: les agents de l’hôpital de Melen ne lâchent rien !

Ce vendredi 11 mai 2018, le personnel gréviste du Centre hospitalier régional de l’Estuaire (CHRE), situé à Melen dans le 5ème arrondissement de Libreville, s’est une fois de plus rassemblé en piquet de grève, non seulement pour revenir sur l’intervention de leur directrice générale, Mbourou Thérèse Yolande sur TV+ jeudi dernier, mais aussi pour réitérer les raisons de leur mouvement d’humeur persistant.

Réuni en piquet de grève dans la matinée de ce vendredi,  au sein de leur structure sanitaire, le personnel du Centre hospitalier régional de l’Estuaire, s’est insurgé contre aux accusations proférées jeudi dernier par leur directrice générale, Mbourou Thérèse Yolande, lors de son passage sur la chaîne de télévision TV+.

Celle-ci reproche entre autres à son personnel  de ne pas suffisamment fournir d’effort au travail, que ces derniers passent plus de temps à voler et à revendre le matériel médical de l’hôpital, dont les médicaments. Et qu’ils n’ont de cesse de spolier  les malades par la vente illégale des carnets, le paiement de certaines de leur prestations, et proférer des injures à son égard 

Des accusations réfutées par le personnel qui estime que leur responsable ne fait preuve que de mauvaise foi et cherche simplement à se dédouaner de la gestion scabreuse dont elle est coupable. «Pour vendre ou voler des médicaments, il faudrait déjà que cette structure sanitaire puisse en posséder, ce qui n’est pas le cas. Un centre comme le nôtre manque cruellement de plateau technique, de produits de première nécessité comme le coton, l’alcool, les gants, et on nous traite de voleur, la belle affaire», a indiqué un délégué du personnel du CHRE.

Ce piquet de grève selon les agents, est une manière de dire «Non» aux  conditions de travail plus que déplorables qui sont les leurs. « Aujourd’hui, près de cinq services dont  la radiologie, la néonatologie, le bloc opératoire, et le bloc viscéral, sont totalement fermés depuis un an déjà et cela ne semble pas du tout interpeller notre administration.  Ajouté à cela, le CHREM, ne possède pas de groupe électrogène, donc à chaque coupure d’électricité, tout l’hôpital est automatiquement plongé dans l’obscurité », a-t-elle poursuivie.

Décidant de poursuivre leur mouvement d’humeur, et ce malgré la prime de quotes parts de la CNAMGS obtenu ce jour, ces agents sont déterminés plus que jamais à aller jusqu’au bout de leurs actions, afin d’avoir une pleine satisfaction de leurs revendications, soit, de meilleurs conditions de travail.

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