Front social: le ministère de la Fonction publique en ébullition

Alors que l’opinion pensait qu’ils bénéficient des avantages dus au travail abattu au sein de leur administration, les agents du ministère de la Fonction publique semblent également confrontés aux mêmes complications rencontrées par de nombreux agents publics. C’est pour dénoncer cet état de fait, que le Syndicat national de la fonction publique et de la réforme administrative (Synafopra) a décidé d’observer un mouvement d’humeur dès ce mercredi 18 avril 2018.

C’est au terme d’une assemblée générale qui s’est tenue ce mardi 17 avril 2018, que les agents réunis au sein du Syndicat national de la fonction publique et de la réforme administrative (Synafopra) ont tenu à monter une fois de plus au créneau face au mépris que semble affiché leur ministre de tutelle, Jean Marie Ogandaga. Ainsi, au titre des points inscrits dans leurs revendications, certains d’entre eux revendiquent la régularisation de leurs situations administratives. Chose surprenante alors que c’est ce même ministère qui est en charge de la carrière des agents publics.

D’ailleurs, les syndicalistes s’interrogent sur cette situation qui est presque incompréhensible. «Comment comprendre que le ministère en charge de la carrière des agents publics aient en son sein des agents qui s’occupent de la carrière d’autres alors qu’il ne sont pas eux même recrutés, titularisés, avancés voire reclassés depuis des années», s’est demandé un des responsables syndical. En outre, il faut noter que jusqu’à présent les stages au sein de ce département ministériel seraient gelés depuis belle lurette, alors que ledit ministère a deux écoles sous tutelle en l’occurrence l’Ecole nationale d’administration (ENA) et l’Ecole de préparation aux carrières administratives (EPCA) qui reçoivent des agents d’autres départements sur convention signée.

Par ailleurs, les agents déplorent également les conditions de travail exécrables au sein de cette administration, notamment l’immobilisation des bus de transport de personnel depuis 2 ans pour des raisons de manque de carburant. Cette situation est d’autant plus inexplicable alors que ces mêmes bus seraient utilisés uniquement lors des activités personnelles de Jean-Marie Ogandaga et qu’une ligne budgétaire destinée à l’achat du carburant est bien inscrite dans la loi des finances. Il dénonce également le manque d’encre, une infirmerie dénuée de tout médicament, des toilettes défectueux mais aussi que certains agents déambulent dans les couloirs du ministère faute de bureau.

C’est donc face à tous ces éléments qui rendent leur quotidien de plus en plus difficile que les agents du ministère de la Fonction publique ont décidé d’observer un mouvement d’humeur en attendant l’ouverture des négociations avec la tutelle. Faute de quoi, il est probable qu’ils entrent en grève générale comme plusieurs autres administrations.

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