Francis Aubame:  «Cour constitutionnelle a violé l’esprit et la lettre de la Constitution»

Fancis Aubame président des Souverainistes écologistes © GMT

Dans une déclaration rendue publique le samedi 17 novembre dernier, le parti Souverainistes-Écologistes, a par la voix de son président Francis Aubame dénoncé la violation de la loi fondamentale dans son esprit et dans sa lettre par les juges constitutionnels à travers la décision  n°219/CC du 14 novembre 2018. Expliquant que le pouvoir d’interprétation mentionné à l’article 88 de la Constitution ne leur confère nullement le droit de modification de la Constitution.

Les Souverainistes-Écologistes sont sortis de leur silence samedi dernier pour fustiger  « l’excès de pouvoir » de la juridiction constitutionnelle qui à travers sa décision du 14 novembre dernier a « unilatéralement » décidé de s’arroger les pouvoir  du constituant. « Madame Marie-Madeleine Mborantsuo sait très bien que le pouvoir d’interprétation mentionné à l’article 88 de la Constitution ne confère pas à la Cour le droit de la modifier », a dénoncé Francis Aubame.

« La Cour n’a ni le pouvoir constituant originaire qui relève du peuple, ni le pouvoir constituant dérivé que détient le parlement réuni en Congrès. En s’octroyant par ailleurs le droit de délivrer une habilitation au Vice-Président de la République la Cour, institution judiciaire, a violé également le principe de la séparation des pouvoirs », a-t-il poursuivi, précisant en outre que « la Cour constitutionnelle qui est gardienne de la Constitution de la République est la première à en violer l’esprit et la lettre ».  

Le parti Souverainistes-Écologistes qui a plusieurs fois dénoncé  « les forfaitures de cette haute institution qui se convainc que son statut de juridiction aux décisions sans appels lui permet de dire tout et n’importe quoi sans risque » n’a pas manqué de souligner que ses membres devraient méditer sur cette phrase de Michel Debré, un des principaux architectes de la Constitution française de la 5ème République, qui a dit « aucun organe de l’Etat ne doit se constituer en souverain »,  « au bout du chemin il y a la haute trahison », a-t-il martelé.

Par ailleurs, Les Souverainistes-Écologistes ont mis en garde « les différents clans qui s’agitent en coulisse et qui tenteraient  de perpétrer un coup de force au mépris des institutions comme déjà vécu dans l’histoire politique du Gabon » tout en appelant   « le peuple gabonais à la plus grande vigilance et surtout à se tenir prêt pour défendre  son choix et la République, notre République », a-t-il conclu.  

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