vendredi,21 janvier 2022
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Franceville: plusieurs femmes prennent la fuite après leur accouchement

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A Franceville, chef-lieu de la province du Haut-Ogooué, le personnel de santé du service de maternité de l’hôpital de l’amitié sino-gabonaise est confronté depuis plusieurs années à un phénomène. En effet, à la suite de leur accouchement, de nombreuses femmes prennent la fuite. Une situation qui serait due au fait qu’elles ne bénéficieraient pas de la gratuité des frais liés à leur prise en charge dans la structure hospitalière.

Le service de maternité de l’hôpital de l’amitié sino-gabonaise est depuis de nombreuses années déjà le théâtre d’un phénomène social. Ne pouvant s’acquitter des frais liés à leur hospitalisation, plusieurs parturientes auraient échafaudé un stratagème leur permettant de prendre la fuite après l’accouchement. Une situation qui a pour conséquence principale l’absence d’attestation d’accouchement permettant de déclarer la naissance de leur enfant.

Le modus operandi des parturientes est simple. « Elles se présentent à la maternité quand elles sont en travail sans carnet, sans certificat de grossesse, ni examen prénatal. Et lorsqu’elles ont fini de donner la vie, elles s’enfuient nuitamment en escaladant parfois la barrière avec tous les risques que cela comporte » rapporte le quotidien L’Union

Une situation que ne comprend pas le personnel médical. « Les cas de fuite sont réguliers. A beau leur expliquer que si elles n’ont pas d’argent, ce n’est pas grave, on les laissera sortir, elles n’en font qu’à  leur tête. Et après, elles reviennent vers nous, lorsque les enfants ont l’âge d’aller à l’école, ou lorsque ces derniers doivent passer un examen. Vu qu’ils ne possèdent pas d’acte de naissance » a expliqué la directrice de l’hôpital de l’amitié sino-gabonaise, Mireille Dibo Ndounou à nos confrères de L’Union.

La responsable du service maternité, Annique Ollende a quant à elle invité les patientes à venir récupérer leurs documents afin de régulariser la situation administrative de leurs enfants qui pour l’heure sont apatrides. « J’appelle les femmes à faire leurs visites prénatales quel que soit leur statut sérologique, c’est une question de santé. Les visites, les examens et l’accouchement, même par césarienne sont gratuits. Celles qui ont fait correctement leurs visites ne paient rien » a-t-elle déclaré. Gageons que cette information soit entendue par les parturientes afin que le phénomène de fuite trouve son épilogue.

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Andy Marvine Nzehttp://gabonmediatime.com
Fils de Lambaréné, passionné d'écriture et féru des réseaux sociaux, qui a à cœur d'informer sur l'actualité gabonaise et internationale. Avant j'étais chef de classe, maintenant je suis titulaire d'un Master en Sciences Politiques et relations internationales
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