jeudi,1 octobre 2020
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France-Gabon: 60 ans d’indépendance dans la honte, le mépris et l’imposture

Sans ses anciennes colonies qu’elle continue à manipuler et contrôler sans scrupules, la France serait un Pays européen à rayonnement modeste (PERM). Cette vérité est connue des Français aussi bien que des Africains. La décolonisation-indépendance a été à la fois un vaste complot contre les peuples africains francophones noirs, une hypocrisie, une grossière mystification, un fieffé mensonge ; le tout savamment monté par les stratèges français sous l’imprimatur de quelques esclavagistes dont le Général Charles de Gaulle, Jacques Foccart et les milieux mafieux d’affaires.

Certes, je peux me tromper, toutefois, il n’en demeure pas moins que j’ai toujours pensé et affirmé que lorsqu’un président Français succède à un autre, lors de la passation des charges plus précisément, surtout au moment où le successeur et le prédécesseur se retrouvent tous deux enfermés à l’Elysée que les plus grands secrets de leur pays sont dévoilés et confiés au nouveau président. Ces secrets sont :

  1. La formule du code de l’arme nucléaire française et le maintien de l’amitié avec l’Allemagne ;
  2. L’interdiction absolue de reconnaître la souveraineté des peuples africains francophones noirs d’une part, et, d’autre part, celle de ne pas leur accorder le droit de se choisir des chefs d’Etat autonomes, patriotes, indépendants et libres. Deux exemples confirment cela : l’assassinat, le 15 octobre 1987, à Ouagadougou, de Thomas Isidore Noël Sankara qui avait mis en place une politique d’émancipation du peuple burkinabé et l’attaque, le 04 avril 2011, contre le palais présidentiel et la résidence de Laurent Gbagbo qui avait commencé à structurer la société ivoirienne, en élevant non seulement le sens patriotique des citoyens, mais en améliorant surtout les conditions de vie des masses populaires. C’est Gbagbo le plus grand homme d’Etat patriote et honnête de l’Afrique francophone noire du premier quart du siècle actuel.

Le Gabon compte des personnalités prestigieuses influentes depuis 1960

Les Africains francophones noirs que la France considère comme de grands enfants gentils, qui subissent l’oppression et l’opprobre sans regimber, ne sont ni racistes, ni xénophobes, ni francophobes. C’est la lourde faute que la France politique commet au Gabon avec brutalité et sans discontinuité depuis le demi-siècle du règne des Bongo. La France préfère collaborer avec des ignares, des analphabètes et des peigne-culs, plutôt qu’avec des personnes qui peuvent parler, coopérer et progresser dans la paix et la fraternité pour le bénéfice des deux peuples.

En 1960, il y avait mieux que Léon Gabriel Mba Minko, pour diriger le Gabon. En 1968, il y avait mieux qu’Albert Bernard Bongo, pour présider aux destinées du Gabon. En 2009 aussi bien qu’en 2016, il y avait mieux qu’Ali Bongo Ondimba, pour gouverner le Gabon.

Le Gabon compte des personnalités prestigieuses influentes depuis 1960 parmi lesquelles on citera notamment : Jean-Hilaire Aubame, André Gustave Anguilet, Jean Engone, Eugène Marcel Amogho, Jacques Libizangomo Joumas, Daniel Hubert Nna Ekamkam, Okoumba d’Ekwatcheké, Germain Mba Nguema Nsa, Emile Kassa Mapsi, Paul Malékou, Paul Moukambi, Marc Saturnin Nan Nguema, Edouard Alexis Mbouyi Boutsi… Plus près de nous, nous citerons : Joseph Redjambé Issani, Etienne Moussirou, Jean-François Ntoutoume Emane, Pierre Mamboundou Mamboundou, Paul Mba Abessole, Casimir Oye Mba et bien d’autres. Actuellement, Jean Ping est le dernier qui subit la féroce loi de la discrimination politique à l’égard des hommes de valeur du Gabon.

Tout ce qui a un début a une fin 

La France se met le doigt dans l’œil, en pensant que les choses ne changeront jamais. Elle ne comprend pas que nous devons tout anticiper et qu’il est encore temps. Elle doit comprendre qu’il faut lâcher du lest et poser les nouvelles bases d’un nouveau partenariat avec ses anciennes colonies. Sans cela, elle sera obligée de s’engager, à l’avenir, dans un processus qui l’obligera à tuer du nègre à travers l’Afrique. Aujourd’hui, le Nègre ne parle plus petit Nègre, il commence à parler grand Nègre.

Depuis des siècles, la France se sert en matières premières au Gabon, sans être inquiétée ou menacée ; et cela, depuis la fin de la Seconde Guerre qui a été abusivement qualifiée de mondiale. Insatisfaite d’avoir les coudées franches, pour s’approvisionner en biens matériels et économiques, la France s’obstine à confisquer la liberté politique des Gabonais qui rêvent, depuis des décennies, de se donner librement un chef d’Etat légitime.

Il y a entre la France et le Gabon, qui est sa chasse gardée, une situation très compliquée qui conduit déjà certains compatriotes à la haine contre les Blancs de l’Etat français. En 2009, Nicolas Sarkozy, qui prend les Africains et les Gabonais pour « des couillons », après avoir reçu et donné des garanties à Ali Bongo Ondimba, pour l’imposer aux Gabonais, avait déclaré que « la France n’avait pas de candidat au Gabon ». Son acolyte Robert Bourgi déclarera plus tard que ce sont eux qui avaient porté Ali Bongo Ondimba au pouvoir. Par la suite, Manuel Valls, Jean-Marc Ayrault et François Hollande, usant d’une langue de bois, vont se moquer du peuple gabonais, en parlant des élections gabonaises.

Les politiciens de l’Etat français pensent qu’ils n’y a pas de gens au Gabon capables de comprendre leur vil jeu contre notre peuple. Nous savons tout ; mais nous sommes encore faibles et sans moyen et stratégie. Combien d’hommes politiques noirs ont été assassinés par les Occidentaux depuis Patrice Emery Lumumba ? Certains s’en vantent, aujourd’hui, comme Pierre Messmer qui a fait tuer Ruben Um Nyobe. 

Des Gabonais souffrant d’une addiction à l’argent et aux honneurs faciles

Sous le régime d’Omar Bongo Ondimba, et même sous celui de son fils Ali Bongo Ondimba, nombre de compatriotes femmes et hommes ont été formatés. Pour avoir connu une vie aisée facilitée par des gains financiers et des pourboires politiques immérités, ils souffrent désormais d’une addiction à l’argent et aux honneurs faciles. Cette habitude a annihilé leur sens patriotique et les a transformés en objets sans consistance et rompus à tous les ignobles stratagèmes antinationaux. 

Ils ont transformé le Gabon politique en un grand marché à ciel ouvert où tout est une marchandise que l’on achète et que l’on vend : l’honneur, la dignité, les parties internes et externes du corps de la femme et de l’homme… En même temps que les humains, la morale a été fusillée par les impies et les vandales. Pour quelques millions de Fcfa, le Gabonais est disposé à vendre son pays. Après avoir dépensé son gain, il devient une proie facile. D’autres compatriotes, pour être promus à des fonctions juteuses et bénéficier des sommes d’argent faramineuses, sont prêts à s’adonner à toutes sortes de pratiques, et même à pactiser avec le diable.

Des immigrés occidentaux aussi bien que ceux issus des pays africains humilient les Gabonais avec un cynisme outrancier ; tout en s’enrichissant sur le dos de ces derniers… Après tout cela, vous parlerez d’indépendance.

Guy Nang-Bekale

Homme politique. 

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