vendredi,18 septembre 2020
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France: Danièle Obono porte plainte contre Valeurs actuelles

La députée de la France insoumise Danièle Obono a finalement decidé d’assigner en justice le magazine Valeurs actuelles pour l’avoir dépeinte avec un collier en fer au cou en expérimentation de  « la responsabilité des Africains dans les horreurs de l’esclavage » au XVIIIe siècle. Un article jugé dégradant et raciste rappelant le passé douloureux de la traite négrière. C’est d’ailleurs en condamnation de cette hiérarchisation des races, que la femme politique a décidé de porter plainte. 

Danielle Obono porte plainte à Valeurs actuelles. Cette volonté de l’élue française était en réflexion depuis quelques jours. La décision est désormais prise, le magazine auteur de la fiction sera attaqué en justice. « Après mûre réflexion et suite à une analyse juridique approfondie, j’ai décidé, avec La France insoumise, de porter plainte contre “Valeurs Actuelles » », a-t-elle déclaré dans un communiqué parvenu à la rédaction de Gabon Media Time. Pour l’élue de la 17e circonscription de Paris, Valeurs actuelles bien que se cachant sous le manteau de la fiction n’a pour seule volonté que distiller un seul message. « Tais-toi ou rentre chez toi”. Il fait de moi, au fond, une étrangère à la France », a-t-on pu lire. 

Le membre du parti politique la France Insoumise a clairement perçu le subterfuge du magazine qu’elle explique avec une aisance certaine. « À cause de notre origine, on ne devrait pas se battre contre le racisme, les injustices, les discriminations ? Ne pas se battre pour rendre notre pays meilleur ? Avoir la peau noire m’assignerait à un statut d’étrangère, à vie, génération après génération ? A la lecture du brûlot, il ressort une thèse insupportable : le vrai « chez moi » de la femme noire que je suis ne peut être, pour “Valeurs Actuelles”, que l’Afrique, et mon vrai statut ne peut être que celui d’esclave ». 

C’est essentiellement la raison pour laquelle, à la lecture du communiqué de Danielle Obono, la réduire « même par le procédé hypocrite de la “fiction », à l’esclavage, constitue une franche attaque raciste puisque l’esclavage est une forme brutale de hiérarchisation des races » et cela est suffisant pour demander justice. Une justice pas uniquement pour elle mais « pour toutes celles et ceux qui ont été renvoyés, par ce texte raciste et xénophobe dans son essence, à un « chez eux » imaginaire loin de la France. Pour toutes celles et ceux qui se battent contre un racisme quotidien », a-t-elle spécifié. 

A noter que dans cette affaire, le  Procureur de la République a ouvert une enquête pour injure à caractère raciste. Une décision du reste saluée par Danièle Obono qui a tenu à préciser in fine que « cette affaire n’est pas un contentieux privé entre une femme politique insoumise noire et un hebdomadaire d’extrême-droite. Il s’agit d’un combat universel contre le racisme ». 

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Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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