Françafrique : le fantôme de Mouammar Kadhafi hante de plus en plus Nicolas Sarkozy

© Vanity Fair

Le Front panafricain de la société civile (Fispa) a récemment déposé une plainte à la Cour Pénale Internationale (CPI) pour son implication dans l’assassinat de Mouammar Kadhafi, défunt guide de la Jamahiriya libyenne.

A en croire le média Africanews, le Fispa a introduit une plainte à la CPI dans l’espoir que l’assassinat de l’ancien Président libyen ne reste pas impuni. Pour le front, le coupable est tout trouvé, Nicolas Sarkozy, ancien Président de la République française (2007-2012). Par cette première action d’envergure, le Fispa compte faire payer à l’ancien Président français son rôle présumé dans l’assassinat de Mouammar Kadhafi. «Nous portons cette plainte contre Nicolas Sarkozy pour l’assassinat de Kadhafi parce que cela a des conséquences dramatiques et néfastes sur le continent africain, et sur les populations africaines», a réagi sur RFI l’activiste guinéen Elie Kamano, membre du Fispa.

L’assassinat en 2011 de Mouammar Kadhafi a laissé la porte ouverte à un véritable chaos en Libye. Hormis la crise économique qui en découle, le pays est aujourd’hui un désastre sécuritaire. Transformé en repère de djihadistes et de trafiquants en tout genre, la Libye doit également faire face à un dilemme politique qui oppose deux gouvernements rivaux. C’est dire quelles sont les attentes du reggaeman ivoirien Tiken Jah Fakoly, désigné parrain de cette organisation qui regroupe une quinzaine de mouvements. «Si la CPI ne réagit pas, cela voudrait dire que la CPI choisit ses clients» a-t-il affirmé.

En 2016 déjà, Mediapart affirmait que la justice française a en sa possession un carnet ayant appartenu à un haut dignitaire libyen dans lequel sont confinées trois grosses transactions. Il s’agirait  au total de 6,5 millions d’euros, donnés à l’ancien Président français en trois tranches.

Le carnet dont Choukri Ghanem, chef du gouvernement (2003-2006) et ministre du pétrole (2006-2011) de la Libye décédé le 29 avril 2012 à Vienne, était le propriétaire, évoque clairement les détails de cette série de versements en trois (3) tranches pour le financement jadis de la campagne du candidat de l’UMP.

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