Fracture de l’UPG, une nouvelle tendance voit le jour: «Les Mamboundouistes»

Pierre Mamboundou © D.R

Depuis la mort de Pierre Mamboundou, l’Union du peuple gabonais s’émiette comme un gâteau. En effet, après les scissions qui ont vu naître les tendances que dirigent Moukagni Iwangou, David Mbadinga et Bruno Ben Moubamba, le noyau qui restait aux mains de Mathieu Mboumba Nziengui vient de se diviser. Intolérants face à la gestion clanique et népotiste du parti de son frère par l’ancien ministre de l’agriculture, Moïse Mamboundou et les siens ont décidé de créer le «Mamboundisme» afin de sauvegarder les idéologies et les convictions fondatrices de ce parti devenu l’ombre de lui-même.

L’Union du peuple gabonais (UPG) de Pierre Mamboundou connait désormais cinq (5) tendances. Après Union et Solidarité de Moukagni Iwangou, L’Union des patriotes unis loyalistes de David Mbadinga, l’Alliance pour le changement et le renouveau de Bruno Ben Moubamba, la parenthèse originale dirigée par Mathieu Mboumba Nziengui vient d’enregistrer des nouveaux départs qui ont fini par mettre en place «Le Mamboundisme» afin de revendiquer leur part d’héritage politique.

Samedi 17 février 2018 dernier, plusieurs cadres de l’UPG se sont réunis dans une salle de la mairie du cinquième arrondissement de Libreville pour annoncer la naissance d’un nouveau courant au sein de l’UPG dénommé les «mamboundistes». Parmi les frondeurs, Titus Koumba Bissielou (Chef de file), Jules Boulendé (Porte-parole) et Moïse Mamboundou qui ont manifesté leur mécontentement de la gestion du parti par Mathieu Mboumba Nziengui qui s’illustre selon eux, par le clanisme et le népotisme dans l’attribution des postes de responsabilité au sein de leur formation politique afin d’avoir le contrôle total.

Pour ces derniers, «les idéaux du partis ont été galvaudés depuis la mort du fondateur. L’UPG qui était un parti de gouvernement n’est plus que l’ombre de lui-même». Ce constat qui justifie la multitude des branches ayant fragilisé cet ancien parti de l’opposition invite désormais le nouveau courant à «s’engager dans la défense du part, de son histoire, de son identité politique, morale et spirituelle afin de ne pas se laisser séduire par la facilité des consensus mous», a martelé Titus Koumba Bissielou.

Les nouveaux concepteurs qui prônent pour la réunification de tous les héritiers de Pierre Mamboundou autour de leur courant disent s’identifier par «la recherche des solutions, l’innovation, l’intelligence et le pragmatisme» dans la défense des véritables valeurs démocratiques afin de parvenir à la prise de conscience collective pour la poursuite du combat initié par leur feu président fondateur.

Par ailleurs, afin de faire la lumière sur le décès de Pierre Mamboundou, les nouveaux acteurs de cette branche ont annoncé se constituer partie civile. Toute chose qui a trouvé l’approbation de l’assistance à cette cérémonie.

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