Fougamou : une ville abandonnée à elle même  

L'insalubre marché de Fougamou © GMT

Alors qu’elle était classée parmi les villes du Sud ayant bénéficié d’infrastructures plus ou moins acceptables, la capitale départementale de TSamba Magotsi n’est plus que l’ombre d’elle même. Confrontée à un manque d’activités économiques, la mairie de cette ville semble désormais avoir baissé les bras au détriment du bien être des populations qui ne savent plus à quel saint se vouer.

En franchissant l’entrée de la ville, le constat est sans équivoque. Les hautes herbes semble désormais faire la loi sur les différents artères. Le marché municipale qui était considéré comme l’un des plus beau du pays est dans un état de décrépitude hors du commun, il ressemble désormais à une poubelle grandeur nature.

Bien que le réseau routier urbain reste encore partiellement en bonne  état, des nids de poule se sont formés à certains endroits, notamment devant la mairie et à quelques mètres de là, devant la  préfecture. Autre fait et non des moindres la dégradation des logements des gendarmes, qui semble ne pas gêner ces fonctionnaires qui s’accommodent à vivre dans insalubrité.

Il faut noter que cette ville n’est pas un cas isolé dans le pays, ne disposant pas de budget de fonctionnement conséquent, il est difficile pour ces petites municipalités de garder propre leur ville ou même de créer des activités pour booster l’économie. «Malgré la bonne volonté que peut avoir le maire, il est confronté au manque de moyens. Et déjà que nous sommes en sous effectif donc il est quasi impossible de travailler pour l’entretien de la ville, nous nous limitons donc aux services administratifs»; a confié un agent municipale qui a requis l’anonymat.

Un autre problème soulevé par les habitants de cette localité, c’est l’absence d’éclairage public, depuis plusieurs années sous le regard complaisant des personnalités politique de la contrée qui n’intercède auprès les autorités pour régler cette situation. «Depuis des années rien est fait, même lorsqu’il y a eu une recrudescence de crime ici, on était toujours dans le noir. Nous sommes généralement obligé de nous terrer dans nos maisons à la tombé de la nuit»; s’est insurgé une habitante du quartier Dakar.

Autant de maux qui devraient interpeller non seulement les personnalités politiques originaires de cette ville qui se meurt peu à peu, mais aussi les pouvoirs publics qui peinent à mettre en oeuvre la loi sur la décentralisation pour assurer une autonomie financière aux localités de l’intérieur du pays.

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